Bordeaux : après l'accident de grue à la Bastide, un expert mandaté pour évaluer les dégâts

Un collectif de 23 résidents s'était constitué, suite à l'effondrement d'une grue sur leurs habitations à Bordeaux. Le 30 décembre dernier, la procédure en référé a engagé LP Promotion à verser 10 000 € aux personnes relogées, et 20 000 € aux autres.
Vendredi 25 octobre, une grue s'effondrait sur huit maisons situées rue du Capitaine Ferrand, dans le quartier de la Bastide à Bordeaux.
 

30 000€ de frais


Vingt-trois habitants s'étaient alors regroupés en collectif pour porter plainte. Le 30 décembre dernier, la procédure en référé qui devait évaluer les préjudices et débloquer des fonds a rendu sa décision. 
 


LP Promotion, en charge des travaux, devra verser 10 000 € aux personnes qui ont accepté leur offre de relogement, et 20 000 € pour les autres. 

"Nous sommes très satisfaits de ce rendu. Nous avons obtenu toutes les provisions que nous voulions", explique Me Olivia Etcheberrigaray, l'avocate des sinistrés.
 

Ces sommes prévisionnelles couvrent les frais engagés d'avocats, mais aussi les sommes débloquées pour le relogement et le stockage des meubles des sinistrés. Un expert, le même que celui mandaté par la procédure pénale, a également été nommé.

"Il est déjà allé sur les lieux, et connaît les logements. Il va devoir désormais évaluer l'état des logements et les réparations nécessaires", détaille Me Olivia Etcheberrigaray.

Le collectif attend désormais que le maître d'ouvrage consigne la somme de 10 000€ pour avancer sur le dossier.
 


Pas de sécurisation


En parallèle, le collectif demandait la sécurisation des logements. Après l'incident, les intempéries ont endommagé les appartements, à ciel ouvert. Les résidents souhaitaient donc la mise en place d'un système d'assèchement. 

"Pendant les gros coups de vent de décembre, certaines bâches ont volé. LP Promotion n'a pas voulu rebâcher les logements. Ce sont mes clients qui ont dû se débrouiller par leurs propres moyens", précise Me Etcheberrigaray.
 

De la même manière, les 23 plaignants attendaient la sécurisation de leur logement, deux appartements ayant déjà été cambriolés depuis le 25 octobre. 

"Nous ne pouvons pas pénétrer dans notre maison pour récupérer nos biens. Nos livres, en bon état, ont été jetés dehors sans protection et mes 100 000 pages d'archives professionnelles ont disparu", explique Olivier Sigaut, l'un des sinistrés. Les résidents doivent en effet rspecter l'arrêté municipal empêchant toute entrée sur les lieux.

Leurs deux requêtes n'ont cependant pas abouti. L'expert chargé de la sécurisation des logements n'a en effet pas donné de réponse favorable. 
 

"On s'en doutait un peu. Nous attendons désormais la première réunion avec l'expert", avance l'avocate des sinistrés. Le tribunal lui a donné six mois pour rendre son rapport, mais il en faudra sûrement plus."

Un délai précieux pour les plaignants, qui ont dû faire face aux intempéries. "Nous craignons surtout l'arrivée de squats, qui compliqueraient grandement la procédure", rappelle Me Etcheberrigaray.

 
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