A Bordeaux, d'autres élus prennent leur distance avec les Républicains

Depuis le début de la semaine, des membres des Républicains ont pris leurs distances avec leur parti, après les déclarations de Laurent Wauquiez. En Nouvelle-Aquitaine, l'ex-ministre Dominique Bussereau, mais aussi à Bordeaux Laetitia Jarty, Anne Walryck et Anne Brézillon.

Après l'ex-ministre Dominique Bussereau, des membres des Républicains ont annoncé prendre leurs distances ou quitter le parti des Républicains dont il est le leader. 
Dominique Bussereau avait annoncé mardi soir, à l'issue de l'intervention de Laurent Wauquiez sur BFM-TV, sa décision de quitter le parti des Républicains.
"Je m'attendais à ce qu'il s'excuse", a-t-il affirmé mercredi sur Public Sénat, ajoutant que M. Wauquiez aurait dû, pour "mettre fin à l'incident", reconnaître être "allé trop loin" et avoir "tenu des propos qu'(il) n'aurait pas du tenir".

L'euro-députée Elisabeth Morin-Chartier a également annoncé son départ.
"Je ne me retrouve pas dans la spirale dans laquelle notre parti s'engage", a-t-elle déclaré dans un communiqué, citant le "respect des citoyens, des institutions et de la parole donnée" comme valeurs nécessaires en politique.
"Pour être en accord avec mon éthique, je quitte Les Républicains et n'appartiens désormais qu'à la seule famille politique du Parti Populaire Européen".

Emmanuel Hamelin, conseiller municipal de Lyon, a annoncé par communiqué sa décision de rejoindre le parti Agir : "Les Républicains, ce n'est plus ma droite". Les propos du chef de LR montrent selon lui "que la nouvelle génération dont Laurent Wauquiez se veut le porte-parole, est en réalité plus proche des vieux
discours populistes".

Pierre Cuny, le maire de Thionville, dénonce les propos "inacceptables" tenus par M. Wauquiez, dont il se "désolidarise complètement". "Je me mets donc officiellement en retrait du parti Les Républicains".



Voir le reportage de France 3 Aquitaine

A Bordeaux, d'autres élus prennent leur distance avec les Républicains


De son côté, Gilles Boyer, ancien directeur de campagne d'Alain Juppé à la primaire de la droite et du centre, et conseiller d'Edouard Philippe à Matignon, a tweeté mercredi : "Il y a des moments où partir, c'est déserter. Et il y a des moments où rester, c'est cautionner".


A Bordeaux aussi 

Si Alain Juppé avait indiqué prendre du recul en ne renouvelant pas sa carte aux Républicains, il fait partie des personnalités pour le moins égratignées dans les propos "libres" de Laurent Wauquiez, enregistrés à son insu devant l'école de management de Lyon.

Il devrait, en tout cas prendre la parole, dès lundi au conseil municipal, à son retour de congé.
En attendant, ce mercredi, ses adjointes Anne Brézillon et Anne Walryck (ce jeudi) ont déclaré quitter Les Républicains, comme la conseillère Laetitia Jarty.

© FB Anne Brézillon (capture d'écran)



De son côté, Virginie Calmels, N°2 des Républicains, mais juppéiste originellement, préfère... ne rien dire ou presque avec ce tweet. Elle aurait du moins annulé tous ses rendez-vous à Paris comme à Bordeaux.


Quant à Nicolas Florian, il regarde plus loin depuis la semaine dernière, du côté de Valérie Pécresse et son mouvement dont il devient le sécrétaire général... 

Deux tendances donc s'affrontent chez les LR. Les Juppéistes semble avoir à choisir leur camp : Wauquiez ou Pécresse à moins qu'ils ne soient Macron-compatibles...

Il s'agit désormais de se projeter dans le prochain scrutin des européennes...

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