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Bordeaux : un ressortissant Hongrois condamné à cinq ans de prison pour traite d'êtres humains

Le palais de justice de Bordeaux. Photo d'illustration. / © Google street view
Le palais de justice de Bordeaux. Photo d'illustration. / © Google street view

Quatre ressortissants hongrois ont été jugés à Bordeaux pour avoir organisé un réseau de mendicité en exploitant de jeunes compatriotes démunis, après les avoir fait venir en France en leur promettant un emploi. 

Par AR

Quatre personnes de nationalité hongroise ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Bordeaux, jeudi 23 mai, à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison ferme. C'est l'aboutissement d'une enquête débutée en 2014, qui a permis de mettre au jour un réseau de traite d'êtres humains et d'exploitation de la mendicité à Bordeaux. 
 

Attirés par la perspective d'un emploi 


Grâce à l'aide de complices en Hongrie, un couple faisait venir de jeunes compatriotes, majeurs et mineurs, en leur faisant miroiter un emploi, comme précise le procureur de la République de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot, dans un communiqué. 

"Hébergées dans des conditions indignes" et "totalement démunies", les victimes "n'avaient d'autre choix que d'aller mendier des journées entières agenouillées sur les trottoirs des centre-ville de Bordeaux", détaille le procureur.
 

Un "kit de mendicité" fournit aux victimes 


Un "kit de matériel" leur était fourni par le recruteur, "un panonceau, un coussin, et un chapeau en guise de sébile." 

Au terme de chaque journée de mendicité, les jeunes victimes étaient dans l'obligation de remettre la totalité de leurs gains, environ 80 euros par jour selon le communiqué, à leur logeur qui en prélevait la moitié. 

Au total, l'enquête de police a permis d'établir que 60 000 euros issus de ce trafic ont été "transférés sur des comptes en Hongrie, puis immédiatement retirés en espèces". 

Le principal instigateur de ce réseau a été condamné à cinq ans de prison ferme pour traite d'êtres humains, exploitation de la mendicité d'autrui, blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs.

Il a aussi été définitivement interdit du territoire français, comme ses co-prévenus, condamnés quant à eux à deux et trois ans de prison ferme. 
 

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