Bordeaux : simulation d'incendie à la cathédrale Saint-André

Ce mardi 12 octobre, la cathédrale Saint-André, à Bordeaux a été le théâtre d'une simulation incendie qui a mobilisé une quinzaine de pompiers de Gironde et la Direction régionale des affaires culturelles. Un exercice pour éviter un drame similaire à celui de Notre-Dame, en avril 2019.

La cathédrale de Bordeaux est-elle prête pour un départ de feu ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre les pompiers de la Gironde. Ce mardi 12 octobre, en matinée, une simulation de départ de feu a été réalisée dans la cathédrale située place Pey Berland.

Une dizaine d'oeuvres évacuées

Une dizaine d’œuvres a été évacuée à l’extérieur de la cathédrale, des tableaux pour la plupart, mais aussi des objets d’art. Une œuvre, trop lourde pour être déplacée a été recouverte d’un tissu ignifugé. 

"On a progressivement sorti les oeuvres prioritaires en prenant un maximum de protections : on les emballent dans des couvertures, ou dans des mousses. Une fois conditionnées, elles sont emmenées au point de regroupement où elles sont étiquetées et recensées pour éviter qu'elles ne disparaissent", explique le capitaine Stéphane Caumontat, chef du bureau de protection du patrimoine culturel au SDIS de Gironde.

Le choix n’a cependant pas été fait au hasard : la Direction régionale des affaires culturelles a présélectionné les œuvres à sauver en priorité, notamment celles du trésor Marcadié. Elles ont par la suite été auscultées par la DRAC de Bordeaux pour évaluer les dégâts. Une analyse, fictive pour cette fois.

"On apprend des événements qui se produisent. L'idée c'est de réagir, pour que, si Bordeaux a un épisode dramatique qui peut détruire un patrimoine exceptionnel comme celui de la cathédrale Saint-André, on sera prêts, grâce à ce plan et à cet exercice", assure Delphine Balsa, directrice de cabinet de la préfecture de la Gironde.

Des travaux jusqu'en 2018

Organisé par la DRAC, la préfecture, la métropole et le SDIS de Gironde, cet exercice fait suite aux travaux de rénovation du système de sécurité incendie, lancé en 2021 par l’Etat, dont il est le propriétaire. À terme, tout devra être entièrement revu : système de détection, d’alerte, d’évacuation, de désenfumage et de compartimentage des combles.

Autant de mesures de sécurité pour limiter la propagation du feu et éviter un drame similaire à celui de Notre-Dame, à Paris. La première phase a déjà coûté près de 200 000 € à l’Etat. Les travaux devraient durer jusqu’en 2028.

 

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