Le Bouscat : une école catholique sous surveillance, des parents d'élèves inquiets et une enquête en cours

L'institution catholique Sainte-Anne au Bouscat, près de Bordeaux en Gironde, veut rassurer les parents d'élèves alors qu'une menace a été écrite sur un mur de l'établissement "Vous êtes tous morts". Il est sous surveillance renforcée. Le Parquet de Bordeaux a ouvert une enquête.

Collège Sainte-Anne au Bouscat en Gironde
Collège Sainte-Anne au Bouscat en Gironde © Jules Boiteau
Y a-t-il des éléments tangibles visant l'école ? En tous cas, la direction de l'institution Sainte-Anne au Bouscat près de Bordeaux a décidé d'aller aux devants des parents de cet établissement catholique pour les prévenir "d'une alerte vigipirate sur Sainte-Anne". 

Ce message a été adressé après la découverte d'une "inscription menaçante à l'extérieur de l'établissement sur le mur d'enceinte" selon les mots de la direction.
Le parquet de Bordeaux précise les termes écrits à la peinture " Vous êtes tous morts."

De multiples investigations sont en cours afin d'identifier le ou les auteurs de ces menaces qui s'inscrivent dans un contexte particulier. 

Frédérique Porterie - Procureur de la République de Bordeaux

Une enquête pénale est diligentée en flagrant délit depuis mardi 10 novembre pour ces faits de menace de mort. 
La partie du mur en question a depuis été recouverte de peinture blanche. 
Le mur de l'établissement Sainte-Anne du Bouscat (Gironde) a été recouvert de peinture blanches là où une "inscription menaçante selon la direction a été découverte
Le mur de l'établissement Sainte-Anne du Bouscat (Gironde) a été recouvert de peinture blanches là où une "inscription menaçante selon la direction a été découverte © Jules Boiteau

Le parquet de Bordeaux précise ce jeudi soir que "depuis le vendredi 6 novembre des événements ont été portés à la connaissance des services de police sans pour autant qu'ils constituent une infraction pénale : véhicule repéré aux abords de l'établissement, individus se renseignant sur les lieux. "
La direction de l'institution précise que ce jour-là, " quelqu'un aurait demandé des renseignement sur l'établissement à une jeune fille".

On a constaté la présence d'individus qui semblaient suspects.

Rozenn Petit - directrice du collège Sainte-Anne à notre équipe sur place.

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L'établissement s'adresse aux parents car l'inquiétude grandit parmi eux. 
Sainte-Anne va demander la mise en place d'une cellule de crise aux services académiques. 

La journée symbolique du 13 novembre

Cette journée, cinq ans après les attentats dans Paris, notamment au Bataclan, peut avoir une tonalité particulière chez certains parents d'élèves. C'est pourquoi la direction de Sainte-Anne comprend que des parents ne souhaitent pas envoyer leur enfant ce jour-là, c'est-à-dire demain, à l'école.

 

 
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