Comment mieux prévenir et soigner les cancers masculins : les conseils du CHU de Bordeaux

Avec le cancer des testicules, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l'homme, même jeune. Diagnostiqués tôt, ces maladies se guérissent grâce aux progrès des traitements et des interventions chirurgicales. Et pour une bonne prévention, pensez à l'autopalpation et au bilan prostatique.

Diagnostiqués tôt, les cancers masculins peuvent être guéris sans prélever les organes malades
Diagnostiqués tôt, les cancers masculins peuvent être guéris sans prélever les organes malades © F3 Nouvelle Aquitaine

La plupart du temps, il n'existe aucun symptôme. Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme. Avec celui des testicules, ce sont des maladies masculines dites silencieuses. Pour les détecter, il faut donc les "chercher". Une autopalpation suffit même dans le cas du cancer des testicules pour déceler l'apparition d'une anomalie. 

Le risque de cancer évolue avec l'âge : la prévention avant tout dès 50 ans

La prostate est une glande masculine dont la fonction principale est de produire un liquide qui entre dans la composition du sperme. Il est conseillé de se faire dépister auprès de son médecin traitant à partir de 50 ans, quelques années plus tôt en cas d'antécédaux familiaux.
Une analyse de sang permet alors de doser une protéine : l'antigène prostatique spécifique ou PSA, une substance produite par la prostate. Un résultat positif du test ne garantit pas la présence systématique d'une tumeur. La palpation de la glande prostatique peut être associée à cette analyse ou une biopsie de la prostate.

Franck Bladou est professeur d'urologie à l'hôpital Pellegrin du  Centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Son service accueille chaque année plus de 12 000 consultants et près de 3000 patients en hospitalisation : 

Plutôt qu'un dépistage de masse, on préconise un dépistage individuel. (...) Tout patient devrait demander (à son médecin) où il en est sur le plan prostatique.

Pr. Franck Bladou
 

 

Interview du Professeur Franck Bladou, urologue au CHU de Bordeaux

Laurent Damour s'est fait récemment opéré d'un cancer de la prostate au CHU de Bordeaux.  

Je n'ai eu aucun symptôme.

Aujourd'hui, il est encore en convalescence et se souvient de l'annonce de cette maladie : 

C'est le mot cancer qui fait peur. J'aurais pu avoir une hypertrophie de la prostate qui aurait été sûrement aussi gênante, mais cela m'aurait fait moins peur.

Laurent Damour, patient hospitalisé à Bordeaux

Les progrès des traitements : moins d'effets secondaires

La chirurgie ou la radiothérapie sont des traitrements standards qui ont fait d'importants progrès ces dernières années, avec moins d'effets secondaires : 

Les effets secondaires font très peur et c'est pour cela que les patients ne vont pas en parler facilement chez le médecin.

Pr Franck Bladou

Les nouveaux traitements ont permis de faire progresser les diagnostics : les imageries sont aujourd'hui de plus en plus précises. Elles permettent de localiser la maladie dans la glande. 
Plus les traitements ont lieu tôt, moins ils seront lourds. Ils permettront de préserver les organes afin d'éviter leur ablation. 

Reportage sur la prévention et les traitements des cancers masculins

 

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