Hauts-de-France : cancer de la prostate, faites-vous dépister

Le dépistage seul ne permet pas d'affirmer qu'il y a cancer. Pour aller plus loin, un IRM est réalisé / © Jérôme Arrignon / FTV
Le dépistage seul ne permet pas d'affirmer qu'il y a cancer. Pour aller plus loin, un IRM est réalisé / © Jérôme Arrignon / FTV

Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin. Dans la région Hauts-de-France, l'Agence régionale de Santé compte 4 405 nouveaux cas par an, ce qui en fait le cancer le plus répandu sur notre territoire et la 3e cause de décès par cancer, d'où l'importance du dépistage.

Par Camille Di Crescenzo et Delphine Dubourg

Après octobre rose, mois dédié au premier cancer féminin à savoir le cancer du sein, le mois de novembre, dit Movemberest consacré à la lutte contre le cancer de la prostate, le premier cancer masculin.
Sur 18 133 cancers développés chez les hommes, on dénombre 4 405 cas de cancer de la prostate dans la région Hauts-de-France. D'où l'intérêt de le détecter via un dépistage qui n'est pourtant pas systématique.
C'est au médecin traitant de le prescrire et cela concerne les hommes entre 50 et 75 ans.
 

Le dépistage commence par une prise de sang


Se faire dépister n'est pas si compliqué. "Il y a deux choses essentielles pour le dépistage du cancer de la prostate, explique le Dr Philippe De Sousa, chef du service urologie au CHU d'Amiens, c'est le PSA qui est une simple prise de sang et le toucher rectal. On ne peut pas s'abstenir du toucher rectal parce qu'il va nous donner des informations sur la forme, la taille de la prostate qui sont à mettre en lumière avec le taux de PSA".
 

Un cancer asymptomatique


La prostate est une petite glande sexuelle située au coeur des appareils urinaire et génital de l'homme, juste sous la vessie. Son rôle est de produire une petite partie des sécrétions qui, avec les spermatozoïdes, constituent le sperme.
Le cancer se développe essentiellement dans la zone périphérique de la prostate. C'est pour cette raison qu'il donne peu de signes fonctionnels urinaires. Le plus souvent, aucun signe physique ne permet de le déceler. Certains troubles se manifestent en particulier à un stade avancé.

Le dépistage seul ne permet pas non plus d'affirmer qu'il y a cancer. Pour aller plus loin, un IRM est réalisé afin de révéler d'éventuelles zones suspectes, suivi d'une biopsie, qui donnera une réponse encore plus précise.
"Tout l’intérêt va être d’évaluer l’agressivité du cancer. (...) Grâce à ces biopsies, on a des éléments qui nous permettent de classer l’agressivité du cancer et un traitement qui ira de la simple surveillance à un traitement curatif comme de la chirurgie ou de la radiothérapie". 
 

Autre traitement, la chirurgie


Il est possible de vivre sans prostate après un certain âge mais pour la conserver, il faut passer par un acte chirurgical, un acte minutieux qui se développe actuellement pour la continence.

S'il est détecté suffisamment tôt, le cancer de la prostate se guérit très bien dans 94% des cas. Tous ne sont pas traités. 20% sont juste surveillés car ils n'évolueront quasiment jamais.

Le cancer dans les HDF en quelques chiffres

Selon une étude publiée le  23 janvier 2019 par Santé publique France et ses partenaires, la région Hauts-de-France est la plus impactée par le cancer : 

  • 32 661 nouveaux cas de cancers par an
  • 15 150 décès par an
  • Soit la première pathologie 1er rang chez les hommes et la seconde chez les femmes en termes d'incidence
  • Première cause de mortalité

Les localisations cancéreuses les plus fréquentes sont : 

  • Homme : prostate, poumon, colorectum
  • Femme : sein, colorectum, poumon.

 (source : ligue-cancer.net)

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