Conditions de travail "maltraitantes", choc des savoirs, près de 3 000 enseignants ont manifesté à Bordeaux

Les enseignants manifestent à leur tour leur colère, ce jeudi 1ᵉʳ février. À Bordeaux, une manifestation était organisée à 14 h, place de la Bourse. De nombreux professeurs étaient en grève, toute la journée.

Un nouveau cri de colère émane de Bordeaux. Après celui des agriculteurs et des taxis, les professeurs manifestent à leur tour ce jeudi 1ᵉʳ février pour dénoncer des conditions de travail “toujours plus précaires”.

Outre la journée de grève déclarée dans la majorité des écoles de l’académie, un rassemblement était organisé à 14 h, place de la Bourse, à Bordeaux. D'autres rassemblements étaient également organisés dans la région, notamment à Périgueux. 

Violent "choc des savoirs"

En début d’après-midi, la place de la Bourse est noire de monde. Environ 3 000 enseignants ont renforcé les rangs de cette nouvelle mobilisation, organisée deux jours après le discours de politique générale de Gabriel Attal, cette semaine. “Ces premières annonces sur les moyens prévisionnels vont nous faire encore perdre des moyens”, explique Chloé Joubert, professeure de SES au lycée Camille Jullian.

Parmi les mesures, le “choc des savoirs” cristallise les tensions. “Ces groupes de niveau, c'est le tri social, toutes les études montrent qu’en séparant les élèves, on va enfermer les plus faibles”, rappelle Dominique Marchal, secrétaire général de la CGT éducation à l’académie de Bordeaux. "On doit mettre tout ça en place d'ici à la rentrée 2024, c'est beaucoup trop rapide". 

Groupes de niveau, réforme du lycée professionnel, revalorisations salariales, classes surchargées, les raisons de leur colère sont multiples. “On en a marre d’enseigner dans ces conditions, c’est maltraitant autant pour nous que pour les élèves”, regrette Chloé Joubert.

AESH et personnels administratifs

Des revendications que les syndicats rappellent vouloir étendre à l’ensemble des professions de l’éducation nationale. “On pense aussi aux AESH, aux surveillants, aux personnels administratifs qui n’ont eu aucune revalorisation salariale”, indique Dominique Marchal.

Les enseignants ont ensuite déambulé dans le centre-ville de Bordeaux, en empruntant le cours Victor Hugo jusqu’à la place Pey-Berland, avant de se diriger vers le rectorat de Bordeaux.

Un parcours qui a notamment perturbé le trafic des transports en commun. Les trams ont été suspendus dans le centre-ville une partie de l’après-midi.

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