Crise aux Girondins de Bordeaux : les Ultras appellent à une manifestation "de colère, d'orgueil, mais aussi de dignité"

Deux jours après l'annonce du désengagement de King Street et du placement des club des Girondins de Bordeaux sous la protection du tribunal de commerce, les supporters appellent à une grande manifestation ce samedi 24 avril, place Pey-Berland. 

ARCHIVES. Le 11 septembre 2020, les ultramarines appellent à la démission du président du club Frédéric Longuépée, lors d'un match contre l'OL, au stade Matmut-Atlantique de Bordeaux.
ARCHIVES. Le 11 septembre 2020, les ultramarines appellent à la démission du président du club Frédéric Longuépée, lors d'un match contre l'OL, au stade Matmut-Atlantique de Bordeaux. © Philippe LOPEZ / AFP

"Le pronostic vital de notre club tant aimé est aujourd'hui engagé", déplorent les Ultramarines dans un communiqué publié ce vendredi 23 avril sur les réseaux sociaux, deux jours après l'annonce du désengagement de King Street, le fonds d'investissement américain propriétaire du club. "Notre club est en ruine, nous ne pouvons pas nous résigner à le regarder couler sans mot dire" ajoutent-ils, soulignant que "l'urgence de la situation nous oblige à mener une action forte". 

Le groupe de supporters appelle donc, "tous les amoureux du club, anciens joueurs, salariés, et tous ceux qui le peuvent à nous rejoindre, place Pey-Berland, samedi 24 avril à 15 heures", pour une grande "manifestation de colère, d'orgueil, mais aussi de dignité". 

Cette manifestation n'a pas été déclarée en préfecture, indiquent les services de l'Etat. 

Deux repreneurs potentiels ? 

À la suite de la décision du fonds d'investissement américain de ne plus financer le club, les Girondins ont été placés à leur demande entre les mains d'un mandataire ad hoc en charge de trouver une solution durable. L'an dernier, deux repreneurs potentiels avaient déjà manifesté leur souhait de racheter le club à King Street, selon les informations de l'AFP. 

Bruno Fiévet et Pascal Rigo, originaire ou avec des attaches girondines, sont deux entrepreneurs qui ont fait fortune à l'étranger, le premier dans la banque d'affaires en Suisse, le second dans la boulangerie aux États-Unis. Supporters des Girondins, ils sont sortis du bois chacun à leur tour l'an dernier pour racheter le club à King Street. Avec deux fins de non-recevoir à chaque fois, toujours selon l'AFP. 

→ À lire sur FranceTvSports : Qui sont Bruno Fievet et Pascal Rigo, potentiels repreneurs des Girondins de Bordeaux ?

La ville de Bordeaux, qui se veut "partie prenante pour le choix du futur repreneur des Girondins", a confirmé, par la voix de son maire (écologiste) Pierre Hurmic, être "en contact depuis plusieurs mois avec ces deux repreneurs", tout en souhaitant "qu'ils correspondent à un certain nombre de qualités économiques, sportives, éthiques"

"Il y en aura peut-être d'autres. Le tribunal de commerce est parfaitement capable de faire en sorte que le club soit transmis à un repreneur sérieux", a ajouté l'élu, avocat de profession, qui exclut "que l'on puisse accepter qu'un club comme celui-là soit vendu au plus offrant", comme des fonds spéculatifs ou de pension américains.  

Vendredi, le quotidien sportif L'Équipe a révélé que le nom de Gérard Lopez, ex-propriétaire de Lille, circulait également. 

Une très longue crise entre direction et supporters 

Avant même l'annonce du retrait de King Street, les relations étaient déjà très tendues entre la direction du club et ses supporters, depuis de nombreux mois.

Dernier épisode en date, la convocation au commissariat du porte-parole des Ultramarines, en début de semaine dernière, au sujet des affiches "Wanted" placardées dans Bordeaux. 

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