Décrocheurs de portraits à Bordeaux : la décision de justice reportée au 25 septembre

Les "décrocheurs" devant le palais de Justice de Bordeaux / © MP d'Abrigeon - France 3 Aquitaine
Les "décrocheurs" devant le palais de Justice de Bordeaux / © MP d'Abrigeon - France 3 Aquitaine

Les huit personnes poursuivies pour vol aggravé après avoir décroché quatre portraits d'Emmanuel Macron ont refusé de les rendre. Ils ont par ailleurs fait appel de la décision statuant sur la culpabilité.
 

Par MK avec MP d'Abrigeon

Ils avaient jusqu'au 14 février pour rapporter les quatre portraits d'Emmanuel Macron, décrochés en mairie. Ils ne l'ont pas fait. 
Le 20 décembre, le tribunal correctionnel de Bordeaux a déclaré coupables huit prévenus, poursuivis pour "vol aggravé" pour avoir décroché quatre portraits d'Emmanuel Macron. 
 

Mais le président du tribunal n'avait pas prononcé de peine, en proposant un marché : une dispense pourrait être envisagée si les "décrocheurs" rapportaient les portraits en temps et en heure.

Même si les militants ont gardé les portraits, leur peine n'a toujours pas été prononcée, avec une décision reportée au 25 septembre. 
 

En attente d'une réponse à "l'urgence climatique"

Ce vendredi, sept des huit prévenus avaient fait le déplacement jusqu’au tribunal, mais sans l'intention de rendre les fameux sésames. 
Au contraire, ils se sont affichés avec un portrait du président tête en bas. "C'est un vrai-faux portrait de Macron pour dénoncer la vrai-fausse politique du président pour répondre à l'urgence climatique", a expliqué un de militants, membre d'ANV (Action no violente) Cop 21. 

 

"La balle est dans leur camp"

"Nous on a déjà annoncé dans quel cadre on rendrait les portraits. A savoir qu' à minima Monsieur Macron respecte les promesses de campagne qu'il a tenues, notamment sur la signature des accords de Paris. La balle n'est pas dans notre camp, elle est dans leur camp", a souligné Thomas Albarran. 


Les militants qui ont fait appel de la décision les déclarant coupables de vol aggravé. "Pour l'instant, on attend que la cour d'appel statue sur la question de la culpabilité en attendant qu'une peine puisse être éventuellement prononcée, précise Me Ophélie Berrier, avocate des prévenus. 
 

Si la cour d'appel devait estimer que la culpabilité est établie, on reviendra le 25 septembre devant le tribunal.

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