Les dernières connaissances sur le covid-19 scrutées par le CHU de Bordeaux pour informer les professionnels de santé

Une centaine de publications sont éditées chaque jour sur le coronavirus dans le monde. A Bordeaux, le CHU a dédié une équipe entière au suivi de ces études. Elle constitue des fiches actualisées qui permettent de répondre aux interrogations de tous les professionnels de santé.

Une dizaine d'internes et externes répondent aux questions des médecins et soignants de ville et de campagne en fonction des données parues dans les dernières études sur le covid-19
Une dizaine d'internes et externes répondent aux questions des médecins et soignants de ville et de campagne en fonction des données parues dans les dernières études sur le covid-19 © J.M.Litvine/F3Aquitaine
Les appels sont incessants dans cette salle du CHU où est installée la plateforme téléphonique "Ville Hop".

"Ville Hop" pour "ville hôpital".

Elle est destinée aux professionnels de santé installés en dehors du CHU : généralistes, coordonnateurs d'Ehpad, infirmiers, pharmaciens....

Une dizaine de jeunes internes et externes répondent aux questions qu'ils se posent sur ce virus encore trop peu connu.

"Il peut s'agir de questions autour de patients souffrant d'autres pathologies, associées au covid-19, de cas particuliers de femmes enceintes ou de personnes âgées.

Parfois on nous pose des problèmes précis pour lesquels on est amené à mobiliser un ou deux internes pour faire de la bibliographie. Les recherches peuvent prendre jusqu'à une demi-journée " indique Jean-Luc Pellegrin, professeur de médecine interne au CHU de Bordeaux.


Une centaine d'appels sont traités chaque jour provenant des quatre coins de la Nouvelle-Aquitaine.
 

La plateforme Ville Hop reçoit 100 à 200 appels de soignants chaque jour
La plateforme Ville Hop reçoit 100 à 200 appels de soignants chaque jour © JMLitivne/F3Aquitaine



La plateforme Ville Hop s'appuie sur des informations pointues et actualisées.

A l'oeuvre en coulisse, de jeunes médecins confinés chez eux, une cinquantaine, qui travaillent en permanence à mettre à jour les connaissances. Ils scrutent les dernières études, suivent l'évolution du virus, élaborent des fiches.

Une de leurs dernières alertes : la découverte que certains problèmes cutanées peuvent présager d'une infection, au même titre que la perte du goût et de l'odorat.

Cette chaîne de transmission doit permettre "une meilleure réactivité et plus d'efficacité" dans le combat contre la maladie explique le CHU.
 

Un centre d'appel pour les malades


Une deuxième plateforme a été mise en place, à destination des personnes infectées cette fois.

"Rafael mon ange gardien santé" suit près de 500 patients dans toute la région en envoyant des questionnaires quotidiens.

"Je suis éloigné, en campagne, je n'ai pas de médecins à plusieurs dizaines de kilomètres et c'est extrêmement rassurant de pouvoir être en lien avec le CHU" témoigne Sébastien Lafon, un patient confiné chez lui.

"Notre mission c'est de faire le lien entre toutes les personnes, le patient à domicile, son médecin traitant et les spécialistes du CHU" explique Yann Bubien, le directeur général de l'hôpital.

 

© F3Aquitaine/JMLitvine
Les malades sont appelés par la cellule Rafael en fonction de l'évolution de leurs symptômes selon leurs réponses quotidiennes au questionnaire. Et orientés vers le 15 en cas d'aggravation.

Outre créer du lien, ce dispositif permet aux observateurs d'évaluer la progression du virus en Nouvelle-Aquitaine en dehors des hospitalisations. 

Pour l'heure, la tendance est à la stabilisation.
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