REPLAY. Colère des agriculteurs : fin du blocage de la rocade à Bordeaux, poursuite à Agen, incertitude sur d'autres lieux

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Journée décisive ce vendredi 26 janvier dans la crise que traverse le pays. Les agriculteurs en colère sont mobilisés depuis lundi en Lot-et-Garonne et depuis dans les autres départements. Les annonces faites ce jour par le Premier ministre ont-elles convaincu les paysans toujours présents sur les blocages à Agen, Bordeaux, Périgueux, Bayonne ou encore Mont-de-Marsan ? Notre édition spéciale du 19/20 a été est consacrée à ces réactions.

Quelle suite pour ces blocages engagés dès le début de la semaine en Aquitaine, notamment en Lot-et-Garonne, haut lieu de la contestation ? Le Premier ministre Gabriel Attal a-t-il convaincu les paysans mobilisés sur les ronds-points d'Agen, de Bayonne, devant la préfecture d'Agen ou encore sur la rocade de Bordeaux ? France 3 Aquitaine recueille les réactions sur les lieux de la contestation.

La rocade de Bordeaux libérée

Il n'y a plus de tracteurs sur la rocade. Ils ont quitté les lieux en ce début de soirée. Notre équipe sur place a constaté que la plupart des paysans présents sont amers. C'est une déception, il y avait beaucoup d'espoir. Ils disent rester attentifs. Le syndicat majoritaire FDSEA sur place ne précise pas les suites. Pas de précisions sur d'autres mobilisations en Gironde comme le précise notre équipe sur place. 

Agen poursuit la mobilisation

"Evasif sur les règlements européens" pour cet agriculteur à Agen. Mais pour autant, le blocage n'est pas levé dans la préfecture du Lot-et-Garonne. Les responsables syndicaux de la Coordination rurale ont été reçus par le Préfet pour connaître sa lecture des mesures et ses intentions dorénavant. Les leaders reconnaissent des avancées sur le volet administratif mais appellent à continuer pour obtenir des aides à la trésorerie. 

D'après les témoignages recueillis sur place par notre équipe vers 19h, il n'est pas question de stopper ce mouvement de grogne dans le département. 

Sur place à Agen, site pionnier de la contestation, la ville est  tujours sous pression. La préfecture a été prise pour cible de nouveau ce vendredi après-midi avec le déversement de fumier sous les yeux de nombreux médias.  

Le leader de la Coordination Rurale du Lot-et-Garonne, José Pérez, demande la suppression de toutes contraintes environnementales, seule mesure acceptable pour mettre un terme au conflit, comme il l'a détaillé sur France 3 Aquitaine vendredi midi.  "Je ne sais pas ce qu'il se passera" a-t-il averti ce vendredi midi, ajoutant qu'avec quatre jours sans dormir et sous pression, lui, responsable du syndicat agricole ne savait pas comment "les tenir", en l'occurrence ses militants présents sur les blocages.

Invité du journal, Jean-Samuel Eynard, président de la FDSEA de Gironde répond aux questions d'Elsa Arnould. Sa première impression est positive "Un verre à moitié plein" voit-il.  

A Bayonne, le syndicat basque ELB a rejoint le mouvement ce vendredi matin. 

Paroles de paysans.es

France 3 Aquitaine donne la parole au monde paysan pour réagir aux annonces et exposer ses particularités. Nous allons à la rencontre d'un père et son fils, agriculteurs bio, céréaliers dans les Landes. Ils ont perdu 50 % de leur revenu en une année. 

Même si elles n'ont pas été présentes sur les blocages, les femmes, épouses ou associées, jouent un rôle prépondérant dans les exploitations agricoles. Nous leur donnons aussi la parole. 

Enfin, ils préparent le futur, mais comment vivent-ils cette crise ? Depuis le début, ce mouvement de grogne est suivi de très près par les jeunes agriculteurs qui sont en formation. L'occasion de nous apporter leur regard sur l'avenir. 

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