Direct. Demi-finale du Top 14 : "ce soir, on a beaucoup de colère", face au Stade Toulousain, l'UBB s'incline 24 à 21

L'Union Bordeaux-Bègles devait faire un match "extraordinaire", selon les mots de Christophe Urios, face au Stade Toulousain, ce samedi soir à Lille. C'est finalement le Stade Toulousain qui décroche son ticket pour la finale, face à La Rochelle, le 25 juin prochain.

© P. Zuddas / France 3 Aquitaine

L'UBB n'était pas favori et devait faire un match "extraordinaire", ce soir, au stade Pierre Mauroy, à Lille, face au Stade Toulousain, pour accéder à la finale. Ils l'avaient annoncé, les joueurs de Christophe Urios n'ont pas tremblé et ont tenu jusqu'à la dernière minute, donnant lieu à un match très serré entre les deux clubs.

Match choc

Le Stade Toulousain ouvre le score, avec un essai de Romain Ntamack, cinq minutes après le coup d'envoi. Un début de match difficile pour l'UBB qui échoue également sur leur première mêlée, permettant à Toulouse d'encaisser trois points supplémentaires.

Mais les bordelais reprennent vite le contrôle avec un premier essai de Ben Lam, à la 11e minute, transformé par Jalibert. Le score est désormais de 8 à 7. 

Un placage agressif du troisième ligne centre bordelais sur Antoine Dupont est sanctionné d'une nouvelle pénalité et redonne quatre points d'avance à Toulouse. 

A la 33e minute, le troisième ligne centre bordelais est encore pointé du doigt, avec la première utilisation de l'arbitre-vidéo, pour un déblayage à la limite de la légalité sur le deuxième centre toulousain Chocobares. Pas de carton jaune finalement, mais une pénalité offerte aux Toulousains. Thomas Ramos ne rate pas la mire : 14-7 pour le Stade.

Pour l'entraîneur de l'UBB, ses joueurs font "trop d'erreurs". "Si on ne réduit pas ça, c’est impossible de réussir un match de ce niveau-là”, alerte Christophe Urios.

Côté bordelais, Mathieu Jalibert tente une pénalité de plus de 50m. Sans succès, alors que s'achève cette première mi-temps.

Chassé-croisé et K.O

Pas de temps à perdre, pour les bordelais qui mise sur ses avants. Dès la 43e minute, début de la seconde mi-temps, Mathieu Jalibert remporte trois points supplémentaires à l'UBB. Le Stade Toulousain toujours en tête mène 14 à 10.

Christophe Urios décide de changer sa première ligne. Sorties de Poirot, Maynadier et Cobilas, et entrées de Kaulashvili, Lamothe et Tameifuna.

Doublé pour Ben Lam qui permet à l'UBB de prendre l'avantage dans cette demi-finale. Les bordelais mènent désormais 15 à 14.

Choc violent entre Romain Ntamack et Ulupano Seuteni. Le joueur est heurté de plein fouet à la tête, sorti sur une civière. Il s'en sortira avec une commotion cérébrale. Carton rouge pour le joueur de l'UBB, qui sort du terrain. L'UBB termine le matche à 14 contre 15.

Le Stade Toulousain ne se laisse pas miner. Ils reprennent la tête du score, avec Ramos, 17 à 15 pour les Toulousains. Mais les bordelais récupère trois points, grâce à une pénalité jouée par Mathieu Jalibert à la 60e minute.

Nouveau chassé-croisé entre les deux équipes. Le Stade Toulousain repasse devant, avec un essai transformé par Thomas Ramos. Le club mène désormais 24 à 18, à 67 minutes de jeu.

Bordeaux ne lâche rien, jusqu'aux dernières minutes. Jalibert permet de nouveau aux Bordelo-Béglais de se rapprocher des toulousains, avec une pénalité dedans. 24 à 21 pour le Stade Toulousain.

Malgré leur ténacité et un jeu impressionnant face au club désigné "imbattable", les joueurs bordelo-béglais finissent par s'incliner, 24 à 21.

Déception

Sur le terrain, la déception est dans le regard des joueurs de l'UBB. Première fois de leur histoire en demi-finale, ils n'avaient jamais été aussi près de soulever le bouclier de Brennus.

Frustré, Christophe Urios regrette les erreurs de la première mi-temps, qui ont permi au Stade Toulousain de s'imposer. "Ce soir on méritait de gagner. On n'a pas tout contrôlé, on a fait des erreurs, notamment dans la première mi-temps. Ce qui nous a pas permis de bien rentrer dans le match. Après, il y a les coups du sorts en faveur des Toulousains. Quatre fois qu'on les rencontre, c'est toujours pareil. Ce soir, on a beaucoup de colère", explique Christophe Urios.

Ce soir, on a beaucoup de colère.

Christophe Urios, entraîneur de l'UBB



Pourtant, Christophe Urios pense déjà à l'avenir, et se tient déjà prêt pour revenir, l'année prochaine.

De son côté, le maire de Bordeaux a salué les joueurs dans un tweet.

Quatrième rencontre 

Rien n'est gagné pour les Bordelo-béglais. Depuis la naissance des playoffs, seules 45% des équipes qui passent les barrages arrivent à se qualifier en finale. L'Union Bordeaux-Bègles a en effet dû passer par un barrage le week-end dernier face à Clermont. Et cette fois, l'UBB fait face à un club quasi-imbattable : vingt titres de champion de France, cinq en Champions Cup.

Ce match, c'est d'ailleurs, aussi,  la revanche de la Champions Cup, le 1er mai dernier. Le club girondin s'était incliné face au Stade Toulousain 21-9, découvrant pour la première fois de son histoire le dernier carré européen. 

Une notion que les joueurs avaient pris en compte, lors de leurs entraînements. "On veut s'appuyer sur des choses qui ont déjà bien fonctionnées contre eux, et on veut gommer les petites choses qui nous ont empêché de faire basculer le match", précisait en conférence de presse Rémi Lamerat, 3/4 centre.

Son entraîneur, Christophe Urios l'avait assuré, "il faut faire les choses autrement puisque ça n'a pas marché trois fois", faisant référence aux deux rencontres pendant la phase régulière du Top 14, à lors de la coupe d'Europe, la Champions Cup. 

 

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