EN IMAGES. La grogne des chauffeurs de taxi à Bordeaux, Pau et Bayonne

La journée a été émaillée de plusieurs manifestations des chauffeurs de taxi dans la région. Ils ont bloqué des points stratégiques comme la gare Saint-Jean à Bordeaux. En cause, un nouveau fonctionnement pour le transport de patients.

Le 4 décembre dernier une loi modifiant les règles du transport de patients a été votée. À l’avenir ce sont des plateformes privées qui organiseront le transport médical. "Nous sommes en colère", rage Fatima Faida, la présidente du Syndicat Autonome Artisans Taxis 33.

C'est une concurrence déloyale supplémentaire. Nous avions Uber et aujourd'hui nous avons les plateformes sanitaires.

Fatima Faida

Syndicat Autonome Artisans Taxis 33

Covoiturage imposé

À Bordeaux, les taxis ont défilé devant la gare Saint-Jean, mais aussi devant la préfecture occasionnant des embouteillages. Cette loi leur impose de regrouper plusieurs patients lors des transports médicaux, sorte de covoiturage imposé lorsque l'état du patient le permet. Si celui-ci refuse, le remboursement des frais de transport sera réduit. Bastien Lanord, chauffeur de taxi, craint de perdre des courses médicales. "Je suis à Bordeaux, une grosse moitié de mon chiffre d’affaires est liée au médical. J'ai des collègues sur des communes limitrophes ou plus loin dans le département, eux, cela représente 100 % de leur chiffre d’affaires". 

A Pau les taxis ont roulé jusqu'à la CPAM. "Avec cet article de loi, très peu de patients sont au courant que leurs transports vont être en danger", explique Nicolas Goursat. "On veut les mettre dans des ramassages avec trois, quatre personnes dans le même véhicule avec des temps d'attente qui vont aller de deux à trois heures avant leur rendez-vous médical et pareil après".

À Bayonne, Baptiste Ondarts, vice-président de la Chambre Syndicale des Taxis 64 faisait partie du cortège qui a bloqué la circulation. Il est plus mesuré.

Ce n’est pas quelque chose de complètement farfelu puisqu’on le pratique déjà.

Baptiste Ondarts

vice-président de la Chambre Syndicale des Taxis 64

"La question qui se pose, c'est la mise en place", poursuit Baptiste Ondarts. "Nous souhaitons être associés à ces négociations, pour qu'on trouve des solutions d'économie qui soient pérennes, qui permettent de garder un confort pour les patients et qui puissent à nos entreprises de survivre".

Le préavis de grève des chauffeurs de taxi est reconductible. Ils demandent une modification de la loi ou des garanties.

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