Epidémie de bronchiolite à Bordeaux : un poste avancé installé devant l'hôpital des enfants pour éviter les contaminations croisées

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Écrit par AR

L'épidémie de bronchiolite se poursuit en Nouvelle-Aquitaine depuis quatre semaines. Pour éviter que les enfants non-atteints ne soient contaminés en venant aux urgences pédiatriques pour un autre motif, un poste avancé a été installé devant l'hôpital à Bordeaux.

Depuis un mois, l'épidémie de bronchiolite poursuit sa progression en France et en Nouvelle-Aquitaine

À Bordeaux, pour faire face à un nombre d'arrivées aux urgences pédiatriques qui reste élevé, un poste avancé a été installé devant l'hôpital des enfants.

Jusqu'à six heures d'attente aux urgences

Avec cette épidémie, les urgences pédiatriques sont sur-sollicitées, et lors des pics d'arrivés de patients, le temps d'attente peut atteindre jusqu'à six heures. 

"Vous pouvez avoir trois heures, quatre heures, cinq heures, et même, sur les pics à 190 (passages par jour), six heures d'attente" souligne Brigitte Llanas, responsable du pôle pédiatrique.

Autant de temps durant lequel les patients non-atteints risquent d'être contaminés à leur tour. 

Pour éviter les contaminations croisées, un box de consultation provisoire a été installé devant les urgences.

"Cela va donner de la place supplémentaire pour pouvoir examiner les enfants, et réservé aux enfants ne présentant pas de signes de gravité, pour leur permettre de ne pas rester trop longtemps en salle d'attente" indique le docteur Marion Bailhache, responsable des urgences pédiatriques. 

→ regardez le reportage d'Elise Galand et Laure Bignalet aux urgences pédiatriques à Bordeaux : 

Bronchiolite à Bordeaux : un poste avancé devant les urgences pour éviter les contaminations croisées ©France 3 Aquitaine

Que faire si mon enfant est malade ? 

"Dans 95 % des cas, la bronchiolite ne nécessite pas une hospitalisation et peut donc être prise en charge par un médecin de ville", rappelle l'ARS de Nouvelle-Aquitaine, qui souligne aussi que "les services d’urgences sont actuellement en tension et doivent continuer à être en capacité d’accueillir les cas les plus graves."