Gilets Jaunes : le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine inquiet si les barrages continuent à la nuit tombée

Le préfet Didier Lallement est inquiet pour la fin de l'après-midi ce samedi. Il essaie de convaincre avec insistance de ne pas rester sur les lieux de blocage quand la nuit va tomber. " Attention à la nuit, tout cela est dangereux. " ainsi s'est-il exprimé lors de sa conférence de presse à 14 h 30.

Le centre opérationnel de la zone de défense Sud-ouest
Le centre opérationnel de la zone de défense Sud-ouest © Cécile Bonté Baratciart
Le préfet a reconnu une mobilisation significative sur la région : 40599 participants recensés en  Nouvelle-Aquitaine, avec 289 actions. 

Attention à la nuit

 

Le préfet a fait état de heurts significatifs. Sur la région, il y a eu comme partout des situations d'énervements entre manifestants et automobilistes. "Qu'ils ne mettent pas leur vie et la vie d'autrui en danger, et notamment en fin de journée. " fait-il savoir. Il insiste : 

Bloquer de nuit devient extrêmement dangereux pour ceux qui font ça. Un gilet jaune, ça suffit pas pour se mettre au bord d'une route quand il fait noir. Ce sont des choses sérieuses. 

Impossible de connaître la suite de la mobilisation dans les heures qui viennent, fin de journée, soirée mais d'ores et déjà, les services et forces de l'ordre sont en train de monter un dispositif pour la nuit. " On ne sait pas où ça va se passer cette nuit, attention tout cela est dangereux "  Les services et le Préfet sont un peu démunis pour envisager le déroulement à venir, chaque groupe de manifestants étant autonome.
 

Je vais essayer de les convaincre avec insistance de ne pas rester là
 

le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine inquiet si les barrages continuent à la nuit tombée


Axes secondaires sous tension



Devant des supermarchés, sur les routes départementales, c'est-à-dire un peu partout, comme dans le Médoc, aux carrefours, les blocages ont pris des formes multiples.

Le préfet Didier Lallement a fait état d'un certain nombre d'incidents. "Un certain nombre de concitoyens n'acceptent pas ces blocages et des gens veulent passer à tout prix. "

Bilan annoncé à 14 h 30  : 13 blessés dont un grave à Biganos ce matin. Parmi ces blessés, 3 en Béarn ( 1 à Lescar, 2 à Soumoulou ) et 3 au Pays Basque ( 1 à Biarritz, 2 à Bayonne ) 

Des incidents entre manifestants et personnes bloquées ont donné lieu à des interpellations : 9  sur la région dont 4 gardés à vue car les faits ont été suffisamment graves à Biganos, Bayonne et deux à Ste-Eulalie dans la métropole bordelaise. 

 
Le préfet de région Didier Lallement a voulu faire part de son inquiétude pour les manifestants et automobilistes lorsque la nuit va tomber.
Le préfet de région Didier Lallement a voulu faire part de son inquiétude pour les manifestants et automobilistes lorsque la nuit va tomber. © France 3
 

Objectif atteint pour les forces de l'ordre. Elles ont réussi à maintenir la fluidité sur les grands axe, autoroutes, transit vers l'Espagne.
Dès qu'un blocage est apparu depuis ce matin, le préfet a envoyé des forces de l'ordre pour dissuader d'un blocage définitif.

Blocage du pont d'Aquitaine 


Par exemple sur le Pont d'Aquitaine, les forces de l'ordre ont tenté d'empêcher son accès au millier de manifestants réunis au parc des expositions de Bordeaux. En vain. En fin de matinée, la situation s'est tendue, blocage total et face à face avec les CRS. Le blocage s'est ensuite transformé en barrage filtrant vers 14 heures, c'est ce qu'ont constaté nos journalistes sur place. 
 
 

Les zones commerciales ciblées



C'est un des objectifs des " gilets jaunes ". Rendre difficile voire inaccessible l'accès à certaines zones commerciales si fréquentées le samedi 

J'ai eu de nombreuses protestations dans le monde commercial (... ) qui se sent gravement atteint par cette manifestation le samedi.
 

Des centres commerciaux comme à Mont-de-Marsan, Pau ou encore Périgueux ont d'ailleurs pris l'initiative de fermé ce samedi après-midi au vu des blocages et du manque de clients. 








 
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