Crise aux Girondins de Bordeaux : plus d'un millier de supporters manifestent à Pey-Berland

Plus d'un millier de supporters ont répondu à l'appel lancé par les Ultramarines ce samedi 24 avril à Bordeaux. Réunis place Pey-Berland, les manifestants ont hué tour à tour Frédéric Longuépée (l'actuel président du club), l'ancien maire Alain Juppé, et l'ancien propriétaire Nicolas de Tavernost.

Plus d'un millier de supporters des Girondins se sont rassemblés place Pey-Berland ce samedi 24 avril à Bordeaux.
Plus d'un millier de supporters des Girondins se sont rassemblés place Pey-Berland ce samedi 24 avril à Bordeaux. © Denis Salles / France 3 Aquitaine

"C'est un énième cri de colère". Plus d'un milliers de supporters des Girondins de Bordeaux se sont réunis place Pey-Berland, ce samedi 24 avril, à l'appel des Ultramarines 1987, deux jours après l'annonce du retrait du fonds d'investissements King Street. 

Principale revendication : la démission de l'actuel président du club, Frédéric Longuépée, contesté depuis de nombreux mois. Des affiches "wanted", pour lesquelles le porte-parole des Ultramarines Florian Brunet avait été convoqué au commissariat en début de semaine, ont d'ailleurs été distribuées à la foule. 

Les supporters du club ont hué Frédéric Longuépée, mais également l'ancien maire Alain Juppé, qu'ils accusent d'avoir laissé la vente se faire alors que les garanties financières apportées par l'acquéreur King Street étaient insuffisantes, ainsi que l'ancien propriétaire, Nicolas de Tavernost. 

Les Ultramarines réclament toujours la démission de Frédéric Longuépée.
Les Ultramarines réclament toujours la démission de Frédéric Longuépée. © France 3 Aquitaine

Quel avenir pour le club ? 

 "Il faut que nous sauvions les Girondins de Bordeaux, il y a un vrai risque sportif" souligne Florian Brunet, le porte-parole des supporters, qui ajoute qu'il n'y a pas d'entre-deux pour le club. "C'est soit Ligue 1, soit Nationale 3. On sait qu'il va falloir entre 80 et 100 millions d'euros, entre l'endettement, et pour relancer la machine. Personne ne mettra les 100 millions d'euros si on est en Ligue 2".  

Alors que plusieurs repreneurs potentiels se sont manifestés, le porte-parole des Ultramarines veut rester prudent. "[Concernant] le rachat, il va falloir des actes. Les paroles, c'est bien beau, mais [...] il faut surtout agir." ajoute aussi Florian Brunet. 

→ Regardez le reportage de Denis Salles et Sylvie Tuscq-Mounet : 

Crise aux Girondins de Bordeaux : plus d'un millier de supporters manifestent à Pey-Berland

 

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