Journée “hôpital mort” : les personnels hospitaliers s'apprêtent à manifester à Bordeaux

Archives : manifestation le 2 juillet 2019 à Bordeaux contre le manque de moyens dans les services d'urgences du CHU. / © GEORGES GOBET / AFP
Archives : manifestation le 2 juillet 2019 à Bordeaux contre le manque de moyens dans les services d'urgences du CHU. / © GEORGES GOBET / AFP

Alors que les services d'urgences des hôpitaux publics sont mobilisés depuis plus de six mois, le mouvement doit s'étendre à tous les agents ce jeudi 14 novembre pour une journée "Hôpital mort". À Bordeaux, les personnels hospitaliers manifesteront devant l'ARS. 

Par AR

Ce jeudi 14 novembre, les personnels des hôpitaux publics d'Aquitaine sont appelés à manifester, comme dans toute la France, pour dénoncer un manque de moyens et la dégradation de leurs conditions de travail.

Alors que la mobilisation des services d'urgences a débuté il y a plus de six mois, le mouvement doit s'étendre à tous les services.
 


À Bordeaux, les soignants ont rendez-vous à 13 heures devant l'ARS pour faire entendre leur ras-le-bol. D'autres rassemblements sont prévus à Mont-de-Marsan, Bayonne, Pau, Marmande, Perigueux, etc. 

"Des agents seront réquisitionnés pour faire fonctionner les services, mais des actes non-urgents pourraient être annulés", prévient Alain Es-Sebbar, secrétaire CGT au Chu Pellegrin, où travaillent 6 800 personnes. 

À Limoges, les medecins ont décidé d'annuler tous leurs rendez-vous. 
 


"Tous les agents sont confrontés à une surcharge de travail, physique et mentale" souligne le syndicaliste. "Ils ne sont pas respectés". 

Après les urgences, "les étages" mobilisés 


Nancy Tardres, infirmière au sein du service d'urgences de Saint-André, participera aussi à la grève et à la manifestation. Dans son service, en grève depuis mai, un protocole d'accord avec la direction a été signé en octobre.  

Le texte prévoit notamment la création d'un poste d'infirmier.e supplémentaire pour surveiller les patients qui se trouvent dans la "zone tampon" des urgences, en attente d'une prise en charge, d'un acte ou d'un lit disponible.  

"La grève locale est terminée mais les revendications au niveau nationale sont toujours d'actualité et sont valables pour tous les personnels des hôpitaux", souligne-t-elle, en citant par exemple la demande d'une prime de 300 euros. "Les étages prennent conscience que nos revendications s'appliquent à tout le monde". "Les différentes annonces de Mme Buzyn n'ont pas été à la hauteur" juge-t-elle. 

Au niveau national et local, des collectifs inter-hôpitaux sont en cours de création, à l'image des collectifs inter-urgences. 

 

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