"Leurs conditions de vie étaient pitoyables" : une trentaine d'animaux saisis chez une famille girondine

Chiens chats, lapins, poule, cochons d'Inde… Une trentaine d'animaux ont été saisis ce mardi 2 mars à Saint-Sulpice-de-Guilleragues, en Gironde, après que deux associations de défense de la cause animale ont porté plainte.

Un des chiens saisis en Sud Gironde
Un des chiens saisis en Sud Gironde © Association Vénus

"Je n'avais jamais vu ça". Au lendemain d'une saisie massive d'animaux en Sud Gironde, Laurent Blanchard de l'association Vénus ne cache pas son étonnement. 
Son association et la SPA ont porté plainte contre une famille résidant à Saint-Sulpice de Guilleragues, après qu'une enquêtrice de la SPA a été informée d'une situation problématique et d'un grand nombre d'animaux en situation de maltraitance.

Un membre de la famille déjà condamné 

"L'un des membres de cette famille était déjà sous le coup d'une interdiction de posséder des animaux de compagnie, donc tout a ensuite été très vite. La plainte a été déposée dimanche, et ce mardi, les gendarmes, la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) ainsi que Vénus et la SPA étaient sur place pour la saisie".

Après avoir éprouvé quelques difficultés à rentrer sur les lieux - ils ont été accueillis par des insultes- les intervenants découvrent alors un triste spectacle.

"Quatre chats étaient enfermés dans des clapiers à lapin. Neuf chiens se trouvaient dans une autre pièce, entourés de leur urine et dans les excréments", décrit Laurent Blanchard.
 

La pièce où vivaient ces chiens se trouvait également être la chambre des grands-parents de cette famille. Les conditions de vie des animaux étaient pitoyables, certes, mais celles des personnes vivant là l'étaient tout autant!

Laurent Blanchard, association Vénus

 


Au total, une quinzaine de chiens, huit chats, mais aussi trois lapins, une poule, un pigeon-paon, une tortue d'eau, un cochon d'Inde et un chinchilla sont saisis. Tous ont ensuite été emmenés dans les locaux de la SPA de Bergerac. 
Ils resteront au sein des associations, ou dans leurs familles d'accueil, le temps que la justice se prononce sur le sort de leurs propriétaires. 

Impuissance

Côté associatif, si Laurent Blanchard se dit soulagé d'avoir pu sauver ces animaux, il ne cache pas son impuissance. "Ce n'est pas la première fois qu'il y a une saisie chez eux. Je ne serais pas étonné que dans un mois, ils en aient récupéré de nouveaux", craint-il. Dans la ligne de mire du militant, des sites comme le BonCoin qui permettent la vente ou le don d'animaux entre particuliers, sans exiger aucune garantie.
"Tant qu'il n'existe pas de fichier permettant de recenser toutes les personnes déjà condamnées ou sous le coup d'une interdiction de détention d'un animal, ils pourront toujours en acheter ou récupérer des dons", regrette Laurent Blanchard.

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