Municipales à Bordeaux : "Cette élection est plus difficile pour Pierre Hurmic qu’il le pensait alors il tente un coup"

Les équipes de Nicolas Florian, maire sortant de Bordeaux en lice pour sa réélection, ont répondu aux accusations de son opposant Pierre Hurmic le concernant. Fabien Robert, 1er adjoint, affirme que le code électoral a été parfaitement respecté. 

Nicolas Florian sur le plateau de France 3 Aquitaine dimanche 31 mars.
Nicolas Florian sur le plateau de France 3 Aquitaine dimanche 31 mars. © France 3

Nouveau rebondissement dans la campagne bordelaise pour les élections municipales. Vendredi, Pierre Hurmic a assigné en justice le maire sortant pour sollicitation de procurations. Aujourd'hui Nicolas Florian se défend par la voix de son 1er adjoint. "Ce n'est pas du niveau du maire", affirme Fabien Robert

L'audience de référé aura lieu lundi à 14h, et personne dans le camp du maire sortant ne s'y présentera, sauf son avocat, Maître Michel Dufranc. "Le rendu sera mardi, le fond ne sera pas jugé. Il n'est pas question qu’on aille au tribunal pour entendre les procès d’intention de Pierre Hurmic. Il est avocat et confond isoloire et prétoire. 

 "Cette élection est plus difficile pour Pierre Hurmic qu’il ne le pensait alors il tente un coup", affirme Fabien Robert. "C’est hors de question qu’on se prête à ça".  

"Tout le monde comprend qu’il aura fallu un mauvais sondage pour que Pierre Hurmic joue son va-tout et ce n’est pas au maire de répondre à ce genre de choses", précise fabien Robert. Ce jeudi, une enquête "Ipsos Sopra Stéria" réalisée mi-juin pour France 3 Nouvelle Aquitaine, France Bleu et Sud-Ouest, annonçait Nicolas Florian (LR) vainqueur du 2nd tour des municipales à Bordeaux avec 49% des voix, contre 40% pour Pierre Hurmic (EELV), et 11% pour Philippe Poutou (NPA).

Procurations : "Pierre Hurmic fait exactement la même chose"

Contacté par téléphone, Pierre Hurmic dénonçait samedi les pratiques du camps Florian. "Nous avons constaté que Nicolas Florian s'adressait par courrier et par mail à beaucoup d'électeurs bordelais, en laissant croire qu'il s'agissait d'un courrier émanant du maire de Bordeaux, alors qu'en fait il s'agit d'un courrier émanant du candidat Florian qui sollicite par ce biais l'envoi de procurations à son profit". 

Dans le camp adverse, "on est très serein". "On n'a rien fait d'illégal", affirme Fabien Robert. "Par ailleurs lui-même fait exactement la même chose : il sollicite des procurations, comme nous, mais attention, solliciter des procurations ça ne veut pas dire les faire à la place de la personne, ce qui semble s’être passé à Marseille. C’est très grave. Toute sa stratégie c’est de tenter d’expliquer que c’est du Marseille. C’est très pervers, on est pas à Marseille. Nous on a proposé à nos soutiens, comme lui, de les aider s'ils ont besoin d’une procuration".

Pierre Hurmic affirmait en effet ce samedi sur notre site : "Ça colore la campagne d'une note très marseillaise. C'est à dire que ce sont des moeurs politiques qu'on ne croyait pas possibles à Bordeaux"."Il a le droit de dire qu'il est maire".

"Il a le droit de dire qu'il est maire de Bordeaux"

Les équipes de Nicolas Florian, le maire sortant est en conformité avec le code électoral. "Il a le droit de dire qu’il est maire de Bordeaux y compris dans sa campagne, c’est écrit dans le code électoral", précise Fabien Robert." Quand vous êtes candidat à une élection et que vous avec déjà un mandat vous avez le droit d’utiliser votre titre jusque sur le bulletin de vote".

Déjà un précédent avec l'affaire des fichiers

Pierre Hurmic lors de sa campagne pour le premier tour avait reproché au maire sortant d'utiliser les fichiers de la mairie dans le cadre de sa campagne. "On ne peut pas utiliser les fichiers de la mairie, et on ne l'a pas fait", répond Fabien Robert." A la mairie de Bordeaux on a 65 000 contacts, et il n’y a aucune porosité entre ces fichiers et nos fichiers politiques de campagne. Il y a un annuaire dans ce pays, et on peut l’utiliser, ce que nous faisons, mais nous n’utilisons pas les fichiers de la mairie. Ce dont il nous avait accusé. On avait reçu un courrier de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) qui avait été contactée par seulement deux personnes. Nous avons répondu à la CNIL et depuis aucune nouvelle, rien. Car on a prouvé dans notre courrier qu’on respecte le fameux règlement général sur la protection des donnée (RGPD). La question des fichiers, il y revient car avant le 1er tour ça n’a pas marché".

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