Nouvelle-Aquitaine: en attendant le vaccin dés le 4 janvier, la situation de la circulation du virus avant Noël

La campagne de vaccination débutera le 4 janvier mais à 3 jours de Noël, le virus circule dans les départements aquitains. A l'image du petit village de Montfort-en-Chalosse dans les Landes où on enregistrait 20% des cas du département la semaine dernière.

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Illustration © Richard Villalon/Maxppp

Campagne de dépistage en Chalosse

La campagne de dépistage du Covid-19 a débuté sur la commune de Montfort-en-Chalosse ce mardi 22 décembre et va se poursuivre durant trois jours.

Il faut dire qu'en une semaine, 99 cas ont été détectés en Chalosse soit 20% des cas enregistrés dans le département des Landes. Une opération décidée conjointement par la préfecture des Landes et l'agence de santé régionale. Il s'agit de permettre à chacun de se faire dépister afin d'éviter de nouvelles contaminations en cas de rassemblements familiaux pour Noël. 

L'idée est de dépister, grâce à des tests virologiques (résultats sous 24 heures) ou antigéniques (15 minutes), toutes les personnes se présentant qu'elles aient ou non des symptômes.

On vaccine dès le 4 janvier

Le ministre de la santé indique qu'on pourra vacciner en France dès ce dimanche26 décembre, suite à l'autorisation de l'agence européenne de santé. 

Ce mardi 22 décembre, le directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, Benoît Elleboorde, indiquait, dans une interview accordée à nos confrères de TV7, que les vaccinations débuteraient ce 4 janvier, en Nouvelle-Aquitaine, après des consultations prévaccinales.

"La Haute autorité de santé a priorisé pour les vaccinations les personnes âgées en résidence (EHPAD, unités de soins). Dès la semaine prochaine, on va pouvoir commencer les consultations pour recueillir le consentement des résidents par les médecins traitants ou de ces structures".

 

 

Légère hausse des contaminations en Nouvelle-Aquitaine

Pour Laurent Filleul, directeur de la cellule régionale Santé publique France: "on observe qu'après le pic (de cette 2èvague, NDLR) à la semaine 44 (fin octobre), il y a eu un plateau, qui concerne d'ailleurs toutes les classes d'âges, et aujourd'hui une légère augmentation".

Il estime que les objectifs de ce deuxième confinement ont été atteints puis qu'il s'agissait de préserver le système hospitalier et ralentir la circulation du virus. Et que même si les hospitalisations ont repris à la hausse, il y a moins de personnes en réanimation.

Au 21 décembre 2020, la région Nouvelle-Aquitaine recense 1 252 hospitalisations en cours pour cause de COVID-19 dont 153 en réanimation. Après hospitalisation, 7 327 patients sont de retour à leur domicile. À cette même date, 1 592 personnes sont décédées à l'hôpital depuis le début de l'épidémie.

La circulation du SARS-CoV-2 reste active et se poursuit dans la région. 

En semaine 50 (7 au 13 décembre), le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 tend à se stabiliser:

Cartes des régions pour suivre l’évolution de l’épidémie de COVID-19 en France avec GEODES

En Gironde, le taux d'incidence remonte

Au 21 décembre 2020, le département de la Gironde recense 394 hospitalisations en cours pour cause de COVID-19 dont 74 en réanimation. Après hospitalisation, 2 455 patients sont de retour à leur domicile. À cette même date, 436 personnes sont décédées à l'hôpital depuis le début de l'épidémie.

Mais ce que l'on constate c'est que le nombre de contaminations augmente proportionnellement : le taux d'incidence remonte depuis le 6 décembre dans le département. C'est à dire le nombre de personnes atteintes de la covid-19 sur 100 000 habitants (de 65,3 semaine 49 à 74,9 semaine 50)

Pourquoi cette remontée ?

Après 3-4 semaines de stabilisation, le nombre de cas a repris à la hausse, doucement. Pourquoi ? Avec le déconfinement, on a tous recommencé à circuler, les enfants, les adultes et multiplé les potentialités de contaminations: des lieux et personnes fréquentés différents. Aussi, les températures ont diminuées et le mauvais temps, a incité chacun à se mettre à l'abri, à l'intérieur, dans des endroits moins aérés et plus propices à la contamination.

De plus, selon lui, il a pu y avoir une forme de relâchement de lassitude "les gens sont épuisés..." face aux gestes barrières. Pour autant, il le rappelle, "nous faisons partie des régions les moins touchées".

Plus de cas mais aussi plus de dépistages

Parmi les "armes" des services de santé en attendant le vaccin, c'est le dépistage. Selon Laurent Filleul, la semaine 51  (du 14 au 20 décembre), le taux de dépistage en Nouvelle-Aquitaine atteignait les 2600 tests pour 100 000 habitants. 31 000 tests antigéniques et 124 000 tests virologiques (RT-PCR).

Une tendance à la hausse, en cette fin d'année avec les dépistages avant les fêtes de Noël, mais qui pourrait reprendre, également, au retour des vacances scolaires.

En Nouvelle-Aquitaine, comme partout en France, "les réveillons auront un impact sur la dynamique de l'épidémie. On sait qu'il y a un risque d'augmentation du nombre de cas" malgré les messages d'alerte. Dès le mois de janvier, les services de santé vont chercher à développer une stratégie de "retro-tracing" pour mieux repérer les situations de contaminations et éventuellement identifier des individus hyper-contaminants...

Et maintenant ?

Quand les gens lui demandent s'il faut craindre une troisième vague, Laurent Filleul répond "est-ce que vous allez vous faire vacciner?"

Ce sera selon lui, quand il sera disponible, "la seule façon de se protéger". Parce que pour mettre fin à cette épidémie, il faut des mesures collectives, en sachant que seuls "10% de la population a rencontré le virus" ce qui ne fait pas beaucoup en terme d'immunité.

 

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