Opéra de Bordeaux : le ballet de “Cendrillon” risque d'être de nouveau touché par la grève

L'opéra national de Bordeaux / © CC BY-NC / borja iza | argazkiak (via Flickr)
L'opéra national de Bordeaux / © CC BY-NC / borja iza | argazkiak (via Flickr)

La grève de l'Opéra de Bordeaux se poursuivra-t-elle ce soir ? À une heure de la deuxième représentation de ce mercredi 11 décembre, la réunion entre syndicat et direction est toujours en cours.

Par J.C

Une "Cendrillon" sans suie ni féérie, c'est le spectacle qu'a proposé, mardi soir, l'Opéra de Bordeaux, pour son ballet de Noël. Et pour sa deuxième représentation, la situation ne semble pas avoir évoluée.
 

Pas de plateau technique


Après une réunion écourtée hier après-midi, entre le personnel et la direction de l'Opéra, "la quasi-majorité" des techniciens étaient en grève, pour protester contre l'inaction de la direction face à leur requête de revalorisation salariale.

Mais pour l'Opéra, the show must go on. "Tous les musiciens sont là, tous les danseurs sont là, on va donc pouvoir présenter le principal", indique la direction de l'opéra.

Ce ne sont que 39 personnes sur 400 qui font grève. Ca fait moins de 10 %.

Un chiffre que conteste le personnel, attroupé devant l'Opéra, mardi soir. 10 % qui font tout de même du tort au spectacle, qui sans son plateau technique n'aura pas eu de décor pour son premier acte, ni de fumée ou effets spéciaux. De leur côté, les danseurs ont dû se changer seuls, les habilleurs étant également en grève.


Salaire revalorisé


Accessoiristes, habilleurs, décors, effet spéciaux ou même accueil et sécurité, tous les pôles techniques du spectacle étaient affaiblis, hier soir, pour la grande première.

"Nous avons dénoncé le nombre abusif de vacataires, de contractuels et d'intermittents. On ne paie pas les heures supplémentaires", énumère Jean-Pascal Introvigne, représentant CGT du personnel.

En majorité des techniciens, les grévistes demandent une revalorisation de leurs salaires en fonction de l'ancienneté pour les fonctionnaires, une renégociation pour les contractuels et la prise en compte de la nouvelle convention collective pour les intermittents, fixée par décret ministériel depuis avril 2019.

"Les négociations sont toujours sur la table, mais certaines propositions ne sont pas accessibles", explique de son côté Olivier Lombardie Administrateur Général de l'Opéra National de Bordeaux.
 

Sur le même sujet

Les + Lus