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Ouverture du plan social chez Ford Blanquefort : les réactions

© France 3 Aquitaine
© France 3 Aquitaine

Les pouvoirs publics ont levé le dernier obstacle légal à la fermeture de Ford Blanquefort en validant le plan social (PSE) . S'il a été accepté en l'état par le gouvernement, les syndicats l'ont immédiatement contesté, et envisagent un recours en justice. Réactions

Par Maïté Koda


Au total : 850 emplois sont concernés. Entre 300 et 400 salariés partiraient en pré-retraites, les autres seront licenciés, puis accompagnés pendant deux à trois ans dans leur recherche d'emploi. Voilà le Plan social proposé par Ford et accepté par Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) ce lundi à minuit.



A peine le plan annoncé, les réactions ont fusé. Alors que syndicats et pouvoirs publics semblaient faire front commun du temps des négociations, du temps où l'offre du repreneur Punch était encore d'actualité, ce mardi, les sons de cloche diffèrent.

 

D'un côté, le gouvernement, par la voix du ministre de l'Economie Bruno Le Maire et de sa secrétaire d'Etat,  ont tenu à rappeler l'engagement du gouvernement dans ce dossier. Et ils ont annoncé que Ford verserait les 20 millions d'euros supplémentaires demandés par le gouvernement pour la ré-industrialisation du site.


 

"Carton plein"

"C'est carton plein sur ce qu'on demandait et ce qu'ils vont payer", a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire au Parisien. "On ne peut pas dire que l'Etat n'a pas été très actif et très en pointe sur ce dossier", s'est quant à elle félicité Agnès Pannier-Runacher.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux s'est également exprimé à ce sujet sur France 2.  "Le plan social a été adopté mais à nouveau des choses doivent être poussées dans lesquelles Ford doit s'impliquer : la reconversion du site, la dépollution des sols et puis comment on réindustrialise un bassin".



Coté patronat, Xavier Esturgie, vice-président délégué général de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie en Aquitaine se refuse à condamner l'attitude du groupe Ford. "Les groupes automobiles ont des stratégies internationales et sont confrontés à des mutations considérables.(...)

"On oublie que pour avoir une usine qui marche, il faut des marchés. Il faut que les repreneurs aient des marchés", a-t-il déclaré sur le plateau de France 3 Aquitaine, soulignant l'effort fourni, selon lui, par le constructeur.  
 

Le plan actuel de Ford, d'après tous les éléments que nous possédons, est conséquent, il est significatif !



Recours en justice


Chez les syndicats, les réactions se font bien plus virulentes. "Evidemment, nous allons attaquer ce PSE en justice, a déclaré Philippe Poutou, délégué CGT ce mardi matin. Pour nous il n'a aucune raison, aucune justification économique. On va essayer de le faire invalider, et on sait qu'on aura pas mal d'arguments."

 

Même au sein du gouvernement ils ont dit et répété toute l'année dernière que le PSE n'est pas justifiable

 

"Irresponsabilité insupportable"


Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a de son coté dénoncé "l'irresponsabilité insupportable" de Ford . "Maintenant il va falloir se battre pour la réindustrialisation et pour le reclassement des salariés concernés", a poursuivi Laurent Berger, en disant avoir "beaucoup de peine" pour eux.
           

Il y a "beaucoup de réflexion à avoir sur le rôle de l'Etat en terme de régulation de l'économie", a-t-il ajouté.
 

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