A quelques jours du 1er tour Alain Juppé sait que “rien n'est joué”

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Le maire de Bordeaux, candidat de la primaire de la droite et favori des sondages veut faire "campagne jusqu'au bout" car il sait que "rien n'est joué" a t-il déclaré ce matin sur RTL.

Par F3 Aquitaine avec AFP

Alain Juppé prévoit un résultat serré dans "cette élection tout à fait inédite" dont le "corps électoral est méconnu".

En effet si seuls les sympathisants républicains se mobilisent, c'est Nicolas Sarkozy qui devrait se retrouver en tête. Alain Juppé étant plébiscité par un électorat plus large, plus centriste.

"J'en ai parfaitement conscience" a t-il déclaré ce matin sur RTL affirmant qu'il fera "campagne jusqu'au bout avec confiance et détermination".

François Fillon, qui remonte dans les sondages, a de nouveau prédit dimanche qu'il serait  au second tour.

Face au procès en mollesse qui lui est fait par certains de ses rivaux, Alain Juppé a rétorqué : "s'il n'y avait pas eu des déçus de la période de 2007-2012, on aurait gagné les élections de 2012", citant notamment le fait "de ne pas avoir été courageux" pour faire la réforme des 35 heures ou
des "erreurs" comme la suppression de postes de policiers.

La veille, Alain Juppé avait critiqué, ce qu'il fait depuis des mois, la réforme du renseignement faite sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, critique dans laquelle l'ancien chef de l'Etat a vu de la "légèreté". "Sa réponse ne m'a pas convenu", a rétorqué lundi matin Alain Juppé.

S'attaquant de nouveau à François Fillon, le maire de Bordeaux a vanté ses propres réformes : "pas des des réformes punitives mais bénéfiques".

Interrogé sur les mesures proposées la veille par Nicolas Sarkozy visant à armer l'Europe "d'outils protectionnistes", Alain Juppé à répondu : "le protectionnisme est un grand danger pour l'économie mondiale et pour la paix du monde". "Je n'aime pas le mot de protectionnisme", a-t-il dit.

Il a par ailleurs mis en avant la question de l'éventuel futur statut d'"économie de marché" de la Chine, prônant, comme il l'a selon lui déjà dit, "des mesures anti-dumping".

Interrogé sur son utilisation d'une enseigne qui n'existe plus "Prisunic", ce qui lui est arrivé à plusieurs reprises, il a expliqué qu'il faisait "lui-même à Bordeaux" ses courses chez "Monoprix", "Auchan" ou "Simply et Carrefour Market". "Je vis dans le monde réel et je fais la queue à la caisse
de ces magasins"
, a-t-il dit.

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