Les seize militants interpellés à Bordeaux seront placés en détention provisoire à l'issue de leur garde à vue

Le parquet de Bordeaux a communiqué ce lundi sur l'interpellation et la garde à vue de 16 personnes âgées de 19 à 45 ans, suspectés d'appartenir à la mouvance Black blocks. Ils doivent être placés en détention provisoire à l'issue de leur garde à vue.
 

C'est dans cette maison située au Bouscat que les forces de l'ordre ont arrêté 16 individus le 7 décembre 2019.
C'est dans cette maison située au Bouscat que les forces de l'ordre ont arrêté 16 individus le 7 décembre 2019. © Hélène Chauwin
Seize militants, suspectés d'appartenir à la mouvance Black Blocs, ont reconnu s'être réunis en vue de la manifestation prévue à Bordeaux le 7 décembre. Ce samedi, vers 12h15, des policiers pénétraient dans une maison du Bouscat, dans la métropole bordelaise. Des renseignements leur étaient parvenus, sur la présence de "Black Blocks" dans ce logement, loué pour le week-end via la plate-forme AirBnB, et déterminés à en découdre avec les forces de l'ordre lors de la manifestation des Gilets jaunes du samedi après-midi


Par ailleurs, plusieurs inscriptions "ACAB" (All cops are bastards) avaient fleuri dans le quartier quelques heures auparavant, entraînant l'ouverture d'une enquête. 

   

Dix hommes et six femmes, âgés de 19 à 45 ans

Au total, 16 personnes ont été interpellées, dix hommes et six femmes, âgées de 19 à 45 ans, et placées en garde à vue. 
Aucune des personnes interpellées n'a reconnu être le propriétaire des "objets défensifs" trouvés sur place, selon les termes du parquet : des gants, des masques, des bouchons équipés de clous "destinés à crever les pneus des véhicules des forces de l'ordre", des bouteilles d'acide chlorhydrique (…)
 

Repris de justice

Cinq d'entre eux sont déjà connus des services de justice pour divers délits : participation à un attroupement avec arme et dissimulation de visage, trafic de stupéfiants, violence avec arme et port d'arme, vols avec violence, vol à main armée ou encore conduite sous l'emprise de l'alcool.


Tous seront présentés à un juge d'instruction à l'issue de leur garde à vue dès ce lundi. "Des réquisitions de placement en détention provisoire seront prises à l'encontre de l'ensemble des mis en cause", précise la procureure de Bordeaux Frédérique Porterie. 
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