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Le skipper Jean-Luc Van Den Heede baptise son bateau à Bordeaux

Jean-Luc Van Den Heede à bord de son nouveau voilier Matmut, près pour un nouveau tour du monde. / © © Christophe Favreau
Jean-Luc Van Den Heede à bord de son nouveau voilier Matmut, près pour un nouveau tour du monde. / © © Christophe Favreau

Il baptise son un nouveau bateau avant le départ pour une course surprenante. Le marin Jean-Luc Van Den Heede reprend la mer pour un 6e tour du monde, cette fois ci en solitaire, sans instrument et sans assistance. Son sponsor a choisi Bordeaux pour le baptiser ce samedi midi. 

Par Christine Le Hesran

A 71 ans, le fameux skipper Jean-Luc Van Den Heede n'a pas encore posé son sac. Loin de là ! Le voilà reparti pour un tour du monde et pas des plus reposants. 
Il nous a expliqué son envie d'aventure toujours intacte dans ce direct Facebook à revoir ici . 

Rencontre avec Jean-Luc Van Den Heede à son arrivée au ponton de la cité du vin, Bordeaux.

Sans instrument, sans pilote électronique, sans rien, ça m'amuse ! 

Le skipper reprend la mer à 71 ans / © @Christophe Rousseau
Le skipper reprend la mer à 71 ans / © @Christophe Rousseau

A bord de son voilier baptisé "Matmut", il part pour 8 mois en mer. Huit mois, comme les navigateurs de l'époque, ou peut-être moins car " on connaît la route"  ! Et son bateau d'occasion mais refait pour la course, après six mois de travaux, est arrivé à Bordeaux pour un baptême en grande pompe ce samedi matin. Il a pour marraine la ministre des Outre-Mer : Annick Girardin

Un skipper et un bateau parés pour l'aventure


6 mois de travaux sur ce bateau pour qu'il soit prêt pour la course Golden Globe Race 2018 / © © Christophe Favreau
6 mois de travaux sur ce bateau pour qu'il soit prêt pour la course Golden Globe Race 2018 / © © Christophe Favreau

J'ai sorti mon vieux sextant qui a l'âge de la course !
 


C'est-à-dire 50 ans. Car VDH, comme il est surnommé, se lance pour un dernier tour de piste, un 6e tour du monde avant de raccrocher. Mais pour quelle course ! La Golden Globe Race, une épopée mythique qui a marqué l'histoire de la course en solitaire autour du monde.

Le 1er juillet, ils seront 19 à partir pour le même périple. Et un esprit affiché dès le départ : la part d’aventure prend le dessus sur le fait de gagner à tout prix. "Ce sont bien les compétences des marins en terme de navigation sur des voiliers traditionnels, plutôt que les technologies modernes et leurs équipes, qui les ramèneront à bon port. La réussite de cette prouesse appartient vraiment au Skipper." comme l'indique l'organisation de la course. 
 


En 1968, ils étaient une poignée de navigateurs, 9 donc, à prendre le départ de la Golden Globe Race. A l'époque, c'est une première. Découverte, aventure garanties pour un tour du monde en solitaire sans escale, sans assistance, par les trois caps, vingt et un ans avant le premier Vendée Globe. La première édition a été remportée en 1968 par Sir Robin sur Suhaili, un ketch de 11 mètres.

Alors, VDH se prépare depuis son port d'attache : les Sables d'Olonne en Vendée. Il a déjà accroché plusieurs tours du monde à son palmarès. Le navigateur, picard d'origine, a été sur le podium des finalistes de quatre courses au large en solitaire autour du monde.
Et répond aux demandes des médias, qui, comme CNN,  s'intéressent de près à son défi.

Jean-Luc Van Den Heede est un des navigateurs français les plus expérimentés à se lancer. Trois autres marins bretons et vendéen sont de la course. 
 


 

Pourquoi Bordeaux pour le baptême ? ​


Cette fois, sa voile porte les couleurs de l'assureur Matmut. Un nom désormais familier dans le paysage bordelais depuis que le nouveau stade porte son nom. Clin d'oeil au Matmut... Atlantique, encore un nom qui évoque la mer. Et le groupe normand a été rejoint par une mutuelle, Ociane, toujours et encore ancrée dans la capitale girondine.

 











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