Toussaint : en Gironde, les professionnels du tourisme enregistrent moitié moins de réservations qu'en 2019

Les vacances de la Toussaint s'annoncent bien moroses, cette année, pour les professionnels du tourisme. En moyenne, le taux de remplissage des hôtels a été divisé par deux par rapport à l'année dernière. 

Comme ce château-hôtel, de nombreux professionnels du tourisme craignent des vacances en demie teinte.
Comme ce château-hôtel, de nombreux professionnels du tourisme craignent des vacances en demie teinte. © France 3 Aquitaine
Après un été plutôt favorable, les vacances de la Toussaint ne s'annoncent pas aussi bonnes. À quelques jours de leur début, vendredi, hôtels et restaurants ne font pas le plein. 

À moitié remplis

À Saint-Émilion, zone pourtant privilégiée des touristes en Gironde, le calme est inhabituel. Même absence de vacanciers à La Gomerie. La chambre d'hôte n'a que 50 % de réservations. 

"On est complets sur les week-ends, mais ce n'est pas le cas en semaine. Les gens attendent les réponses du gouvernement pour prendre une décision", explique Jean-François Bureau, propriétaire de La Gomerie.

Indécis et surtout craintifs. La tendance à la dernière minute de cet été semble se confirmer : la majorité des réservations se font à peine quelques jours avant l'arrivée des vacanciers. 

► Retrouvez le reportage d'Iban Carpentier et Pascal Lecuyer
Tourisme en Gironde : les professionnels enregistrent moitié moins de réservations ©France 3 Aquitaine
 

Plus flexibles

Même son de cloche dans cet hôtel. "On n'a aucune vision à long terme donc on pilote au jour le jour, on est forcément plus flexible", précise Benjamin Robic, directeur de l'hôtel le Grand Barrail.

Plus de flexibilité, cela signifie accepter des annulations de dernière minute, pour atténuer les craintes des touristes. 

Autre stratégie mise en place par les professionnels du tourisme : proposer des prix attractifs. À Gîte de France 33, des affichettes collées aux vitres annoncent des réductions de 20 % sur des séjours en chambres d'hôtes. Une décision nécessaire mais difficile pour des établissements déjà fragilisés par la Covid-19. 
"C'est un peu poussif. On a eu un arrêt brutal dès qu'on a été en zone rouge. Malgré tout, on voit une relance de l'activité, mais il faut ces promotions pour inciter les touristes à venir", regrette Natacha Beauchêne, directrice de Gîtes de France 33.

En Gironde, comme dans les autres départements, hôtels et restaurants attendent les annonces du gouvernement, pour entrevoir les deux prochaines semaines.
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