Gironde : face aux embouteillages et la saturation du trafic automobile, quelles solutions ?

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Écrit par Marie-Eve Constans
Comme chaque année, le chassé-croisé des vacanciers provoque de nombreux embouteillages.
Comme chaque année, le chassé-croisé des vacanciers provoque de nombreux embouteillages. © S.Quentin/MAXPPP

Bordeaux est le principal nœud d'engorgement routier en Gironde, mais au-delà, une grande partie du département subit les conséquences des ralentissements bordelais. Les automobilistes sont à bout. Les intercommunalités cherchent des solutions.

Bordeaux, troisième ville la plus embouteillée de France, déporte ce fléau routier bien au delà des limites de sa métropole. De Libourne à Arcachon, de Blaye à La Brède, les usagers de la route voient rouge. 

En cause, l'augmentation du nombre d'habitants dans le département : +20.000 chaque année. Selon les dernières statistiques de l'Insee, la Gironde est le département où la population a le plus augmenté entre 2013 et 2018.

La croissance se concentre surtout en périphérie de Bordeaux mais augmente également plus loin, au fur et à mesure que les prix de l'immobilier grimpent. Comme l'engorgement routier.

2021, l'année noire

En 2021, Keolis, qui exploite le réseau de transports public de Bordeaux Métropole, enregistre une baisse de 20% de fréquentation, plus forte que celle enregistrée au niveau national, en moyenne -10%.

En cause : la pandémie de Covid 19 qui a éloigné les usagers des transports en commun, par crainte des contaminations.

Et ceux qui ne prennent plus les transports en commun utilisent leur voiture.

Le département cherche des solutions

Depuis 2017, les aires de covoiturage se multiplient. Début 2021, 124 aires étaient en service sur le territoire girondin (2 612 places de stationnement). Quatre nouvelles aires sont entrées récemment en fonction.

Pour 2022, sept nouvelles aires sont prévues, soit 285 places, dont l'extension des aires de Salleboeuf, Illats, Yvrac, Ludon-Médoc, Arsac, Abzac et Baron.

Le département donne les outils mais c'est à l'usager de prendre conscience de l'impact de ses déplacements

Jean Galand vice président du département chargé des mobilités

Des voies dédiées aux covoitureurs sur plusieurs axes sont en préparation. Il s'agit d'une voie supplémentaire réservée aux bus, aux taxis et aux véhicules particuliers avec au moins deux personnes à bord.

L'une de ces voies doit être inaugurée en décembre à Fargues-Saint-Hilaire, dans les deux sens sur quatre kilomètres. Elle pourra être prolongée sur les communes de Tresses et Carignan. D'autres voies sont à l'étude pour rallier Bordeaux.

Si une voiture sur cinq était un covoiturage en Gironde, le nombre de voitures en circulation serait réduit de 15%

Jean Galand vice-président du département chargé des mobilités

L'essence augmente, le covoiturage aussi

La hausse spectaculaire du prix des carburants depuis plusieurs semaines pourrait être un accélérateur du développement du covoiturage en Gironde. Longtemps réservé aux longues distances, le covoiturage s'invite depuis peu dans les trajets du quotidien, domicile-travail.

Le département, qui gère depuis plusieurs année une plateforme gratuite de mise en relation des covoitureurs covoiturage.transgironde.fr, qui compte 4 500 inscrits, connaît une nette hausse de ses inscriptions depuis le mois de septembre. 

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En immersion des embouteillages en Gironde ©France 3 Aquitaine

Voir le reportage de Jean-Pierre Stahl

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