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Les fouilles des sacs seront systématiques dans les centres commerciaux, salles de spectacles et grandes surfaces

Le Préfet de Gironde et de la région Aquitaine Pierre Dartout a détaillé les mesures qui découlent de l'état d'urgence décrétée par le chef de l'Etat. Elles sont moins drastiques en province qu'en Ile de France où la menace est jugée plus élevée. Néanmoins les dispositifs de sécurité sont renforcés.
Pierre Dartout n'a pas les mêmes marges de manoeuvre que le Préfet de Paris pendant cet état d'urgence décrété en France pendant douze jours, "le niveau de menace n'étant pas le même" a t-il expliqué lors d'une conférence de presse cet après-midi. 

Ainsi, il n'a pas pouvoir d'interdire les réunions et rassemblements, sauf en cas de menace de l'ordre public. Il peut restreindre la liberté de circulation si nécessaire, établir des périmètres de protection, prononcer des interdictions de séjour et réquisitionner des moyens en cas de besoin.
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Intervention de Pierre Dartout, préfet d'Aquitaine

Il doit réunir ce samedi les principaux élus de la région pour faire le point sur les événements à venir et décider s'il convient de les maintenir et d'envisager un renforcement de leur sécurité, de les annuler ou de les reporter.

Ainsi une réflexion sera menée autour du maintien ou non du marché de Noël à Bordeaux. "C'est un sujet qu'il faudra voir avec la mairie". 
En ce qui concerne le report du festival du film d'histoire de Pessac, il salue une "décision sage". 

Le préfet assure que l'ensemble des forces de police et de gendarmerie est mobilisée et déployée sur les sites les plus sensibles "avec les moyens dont nous pouvons disposer" a t-il cependant souligné.

Il a par ailleurs ordonné aux grandes surfaces d'organiser une fouille des sacs à l'entrée de leurs commerces, "c'est une obligation" dit-il. En revanche il n'est pas question d'autoriser les palpations précise t-il, "il faut être formé pour cela".

Il appelle les aquitains à "ne pas céder à la panique". "C'est l'objectif des terroristes, que les sociétés libres cèdent à la panique. De cela, il n'en est pas question" a t-il conclut.





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