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Une cinquantaine de Roms expulsés d'un squat à Floirac

Une dizaine de familles Roms qui occupaient le squat des Meubles Lesbats à Floirac ont été délogées sans incident par la police ce matin. Averties de l'action préfectorale qui faisait suite à une décision de justice, les familles, dont de nombreux enfants, attendaient l'arrivée des forces de l'ordre
Une dizaine de familles roms délogés à Floirac (Gironde) elles occupaient un campement illégal
Une dizaine de familles roms délogés à Floirac (Gironde) elles occupaient un campement illégal © JEAN PIERRE MULLER/AFP

"Ce squat avait été repéré il y a un an et demi et, avant de réaliser l'expulsion, il a été fait une analyse des familles qui s'y trouvaient pour pouvoir leur faire
bénéficier, selon des critères, d'un accompagnement", a indiqué le préfet délégué pour la défense et la sécurité dans le Sud Ouest, Hubert Weigel.

Ainsi, sur la cinquantaine de personnes se trouvant dans ce campement, trois familles, soit une quinzaine de personnes, ont été désignées éligibles au programme de Maîtrise d'Oeuvre Urbaine et Sociale (MOUS) permettant un accès au logement, selon M. Weigel.

Les autres personnes évacuées bénéficieront d'un hébergement temporaire, et six d'entre elles font l'objet d'une obligation à quitter le territoire français, a-t-il précisé.

Selon la préfecture, il ne reste à Bordeaux qu'un seul campement illégal. "Fin 2011, début 2012, il y avait 800 squatteurs pour la plupart d'origine bulgare", a indiqué M. Weigel. "L'estimation aujourd'hui est d'environ 400 personnes (...), beaucoup étant retournés dans leur pays, la Bulgarie" faisant, selon le préfet délégué, "des efforts pour stabiliser la population sur son territoire".
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