Abattoir à l'arrêt : il faudrait 500 000 euros pour réparer la chaîne d'abattage cassée à Limoges

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Abattoir à l'arrêt : il faudrait 500 000 euros pour réparer la chaîne d'abattage cassée. Intervenants : Nicolas Couderc (producteur de porcs cul noirs) et Bernard Thalamy (1er vice-président de Limoges Métropole). ©Franck Petit - France 3 Limousin

La chaîne d'abattage des porcs est à l'arrêt depuis mi-septembre à Limoges. Il faudrait un investissement compris entre 200 000 et 500 000 euros. Un deuxième abattoir pourrait sortir de terre.

Mi-septembre, à l'abattoir de Limoges, la chaîne d'abattage des porcs s'est cassée. Depuis, elle est à l'arrêt. France 3 Limousin a eu accès à cette chaîne de production. Le convoyeur, hors d’âge des carcasses de porcs, ne fonctionne plus.

Un investissement entre 200 000 et 500 000 euros

Pour le réparer, il faudrait investir environ 500 000 euros. Nicolas Couderc produit des porcs culs noirs, et il a des doutes. "C'est vrai qu'aujourd'hui la chaine d'abattage, on nous annonce un niveau d'investissement pour qu'elle soit réparable entre 200 et 500 000 euros. Et si on ramène ça aux 150 porcs abattus par semaine par les producteurs et les bouchers, c'est sûr que ça parait cher", explique-t-il.

Diriger un abattoir est devenu très compliqué pour une collectivité territoriale. En 2019, la chambre régionale des comptes a préconisé un changement de statut. 

Une société d’économie mixte pourrait être créée. Des entreprises privées entreraient donc dans le capital. "L'idée, c'est de garder quand même une minorité de blocage et de voir si, pour eux, ça présente un intérêt de venir à la gouvernance, et donc peser sur les décisions", souligne Bernard Thalamy, premier vice-président de Limoges Métropole.

Un deuxième abattoir à construire ? 

Ce vendredi, ce dernier va proposer aux principaux clients de l’abattoir de devenir actionnaires. Il s’agit des sociétés Plainemaison, Covilim, Viande Limousin service et la coopérative Groupement Limousin Bétail Viande. Ces actionnaires potentiels ne seraient pas intéressés par la chaîne d’abattage des porcs. Il va donc falloir trouver des solutions. "Il y a une réflexion qui démarre, de déplacer et de construire un outil pour porcs et ovins". Il y aura donc un deuxième abattoir, certifie Bernard Thalamy, qui ajoute, "on est au départ, on est soumis aux marchés publics, donc, c'est quelque chose, je parle à moyen terme, 2027." 

On ignore pour l’instant d’où pourraient venir l’argent pour construire ce second abattoir. En attendant, Limoges Métropole espère pouvoir remettre en route, même temporairement, la chaîne d’abattage cassée.

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