Carburant : pas encore de panne sèche en Limousin

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À proprement parler, le Limousin n’est pas touché par une pénurie de carburants, comme dans les Hauts-de-France ou en Région Parisienne. Mais il y a ponctuellement des difficultés et la situation pourrait se tendre si rien n’évolue.

Jusque-là, ça coule…

 Une station-service, dans la matinée de ce jeudi 13 octobre, à La Souterraine en Creuse

Une petite file de voitures se forme et attend, patiemment, sans heurt, sans mot d’oiseau, et sans jerricane, de faire le plein les unes après les autres.

Ici, c’est le gazole qui manquait. La station aurait dû être livrée mercredi, il n’y a que 24h de retard. Mais sans doute guère plus de 48h de réserve, après…

Après, il faudra voir ! 

Une situation qui se retrouve, peu ou prou, sur tout le territoire limousin, accentuée parfois selon les enseignes.

Les stations tentent au mieux de gérer leurs stocks et leurs approvisionnements, quitte à limiter, dans certains endroits, la quantité autorisée. 

Pour l’instant, la région Nouvelle-Aquitaine ne souffre pas d’un manque de carburants, puisque les livraisons arrivent, et la Haute-Vienne par exemple, selon sa préfecture, est épargnée par la pénurie.

Mais la situation pourrait se tendre…

 

Tout va dépendre en fait de l’état des réserves, dans les deux principaux centres de stockage, les dépôts de La Rochelle (17) et de Bassens (33), ainsi que dans les dépôts privés, comme ceux du groupe creusois Avia Picoty

Chez ce dernier, Bruno Marchat, secrétaire général, confiait ce jeudi que son groupe, via son propre dépôt de La Rochelle, "n’était pas soumis aux mêmes difficultés de raffinage français", lui permettant ainsi d’importer du fuel et du gazole.

Mais c’est sur l’essence, notamment sans-plomb, que tout le monde pourrait rencontrer de sérieux problèmes. Le raffinage s’effectue, pour tous donc, à Donges, en Loire-Atlantique.

Hors cette raffinerie a rejoint le mouvement de grève affectant à cette heure, partiellement ou totalement, cinq des huit sites français. 

"On risque  d’avoir quelques tensions sur les supers"», ajoute Bruno Marchat, "mais pas de pénurie. Donc pas d’inquiétude à avoir pour le moment". 

Un discours de confiance, toutefois un rien tempéré, au moment même où il était dit, par la station à l’enseigne du groupe, située juste à côté, où ce matin, il y avait bien du 95 et du 98…mais pas de gazole ! 

Si un mouvement de grève a été levé ce jeudi dans un site du groupe Esso-ExxonMobile, ce n’est pas le cas chez ceux de TotalEnergies, qui annonce par ailleurs avoir convié les syndicats à des négociations dans la soirée.

Ce jeudi soir, il y a donc, même difficilement, de l’essence. À voir dans les prochains jours…

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