Écologie : ces citoyens qui “font leur part” face aux défis du siècle

Ces étudiants valorisent leur espace, ils cultivent une parcelle à la fac de lettres.
Ces étudiants valorisent leur espace, ils cultivent une parcelle à la fac de lettres.

Ils ont décidé d'agir, chacun dans leur domaine. Une action avec leurs moyens face à l'urgence climatique et l'atteinte à la biodiversité. De quoi faire des économies !

Par Charles Lemercier

Place au concret ! Ils ont passé l'étape de se dire sensibles au dérèglement climatique pour agir.

Cette mobilisation du quotidien qui commence sur les pelouses de l'université pour l'association Campus à cultiver. Des étudiants entretiennent un potager sur un terrain prêté par le Crous à la fac de Lettres de Limoges. 

Dès lors que personne ne donne l'impulsion, rien ne change. (Cette pelouse) n'est pas utilisée, est-ce qu'on ne peut pas l'utiliser à bon escient ? Il faut y aller, il faut pousser, clame Léa Imakhoukhene, étudiante en master de géographie et cultivatrice. 

Bruno Jourdain, lui, répare des vélos depuis 5 ans. A quoi bon jeter des deux-roues quand on peut encore les réutiliser ? On parle alors d'upcycling, c'est-à-dire qu'on recycle par le haut pour faire un produit nouveau, le plus possible de qualité supérieure. 

Mes clients sont dans la démarche des vélos recyclés. Ceux qui achètent des vélos neufs à pas cher doivent savoir que ce neuf qui n'est pas réparable, explique Bruno Jourdain, réparateur et vendeur de vélos.

Pour produire sa propre électricité dans sa maison à Saint-Junien, Joël Habonneau s'est tout simplement renseigné sur Internet avant de se lancer avec un kit : 15 m² de panneaux solaires et une éolienne. Il a tout installé lui-même.

Joël économise une centaine d'euros par mois. Son investissement est rentabilisé en 6 ans d'après ses calculs. 

On me disait que j'étais fou. On parle d'écologie, il faut commencer par soi-même. Si chacun produisait sa propre énergie, on polluerait beaucoup mois, lance Joël Habonneau.

Retour à Limoges. Sur le chemin vers l'école ou vers l'école de rugby à Isle, on peut croiser trois personnes sur un vélo (avec assistance électrique bien sûr) : la maman et ses deux fils. Au total 400 km par mois mais il y a des freins au déploiement du vélo. 

Les infrastructures ne sont pas adaptées. Nous nous faisons des frayeurs, regrette Fanny Moranzoni.

Chacun dans leur domaine, ils ont agi. Sans grand discours, place au initiatives concrètes !
 
Écologie : ils agissent au quotidien avec leurs moyens
Ces citoyens qui "font leur part" pour sauver le climat et la biodiversité nous montrent leur quotidien fait de trucs et astuces. Intervenants : Léa Imakhoukhene, étudiante en master de géographie et cultivatrice (Master Géographie), Bruno Jourdain, vendeur et réparateur de vélos, Joël Habonneau, auto-producteur d'électricité et Fanny Moranzoni, cycliste au quotidien. Equipe : Christophe Bodin, Thomas Milon et Philippe Ruisseaux

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