Cette méthode, utilisée par une entreprise située à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne), est plus écologique, notamment en préservant les forêts. L'unité de production de pellets a commencé à produire ses premiers granulés voilà quelques mois. Et depuis, excellente nouvelle, la production vient d'être certifiée.
Sur l’ancien site du marché au cadran de Bourdelas, une nouvelle société est née en 2024 et a commencé à sortir ses premiers sacs de pellets. Une production destinée à être vendue localement. L’industriel arédien, ancien patron notamment des chaussettes Kindy, a réfléchi à son projet : cette unité, est accolée à son autre entreprise, qui, elle, fabrique des piquets et des clôtures en châtaignier.
Les explications en images, avec ce reportage de Cécile Descubes et Francisca Müller le 13 septembre 2024 :
Thierry Rousseau, président de S.A.S Le pellet arédien, décrit le procédé : "On utilise les chutes issues de la production de la société Clôture et Piquets, juste derrière le mur. Ces chutes sont rassemblées à un endroit, où elles vont être broyées, dans un broyeur humide, puis broyées dans un broyeur affineur, pour en fabriquer de la sciure humide. Cette matière, nous allons la sécher à travers un séchoir, alimenté par une biomasse."
"Ne pas abîmer la forêt pour fabriquer ces pellets"
Cette petite unité a ses objectifs : une tonne et demie par heure, et cinq mille tonnes par an. Pour leur qualité, les granulés sont en passe de recevoir la plus haute certification européenne, la norme EN+A1. Il n’y a pas de résineux à l’intérieur. "On n'utilise pas de colle. Il n'y a pas de résines. On est 100% feuillu du coup. On est, si je ne me trompe pas, les premiers à le faire", détaille Kevin Cubertafon opérateur de lignes pour l'entreprise.
Thierry Rousseau, président de S.A.S Le pellet arédien, complète : Tout notre bois est originaire du Limousin. Donc oui, c'est relativement innovant. Ce qui est encore plus innovant, c'est de ne pas consommer ou abîmer la forêt pour fabriquer ces pellets à base de feuillu, on ne va utiliser que nos chutes."
La production de ces granulés n'occasionne aucun dégât écologique. Ce n’est pas le cas de la plupart des autres usines. C'est donc une fierté pour le patron qui a créé, pour cette nouvelle unité, cinq emplois dont deux en insertion. Le coût de l’investissement s'évalue à quatre millions d'euros, dont 15% cofinancés par le département, la communauté de communes et l’Europe.
Et depuis notre reportage ?
Nous avons contacté le directeur par téléphone et il nous confirme que la production a été officiellement certifiée "EN+A1" début décembre, ce niveau est celui recommandé pour l'usage de particulier. "Ça nous permet de revendiquer un granulé très haut de gamme. Et c'est le seul granulé châtaignier certifié ainsi, les autres sont résineux."
Une très bonne nouvelle confortée par une étude de "l'Ademe sortie en 2022, qui valide la conformité de la production du châtaignier face à celle de résineux et confirme l'intérêt de ce marché porteur.
Selon ce dernier enfin, ces granulés à base de châtaignier se consumeraient moins vite, avec une économie certaine pour les consommateurs.
D'autres entreprises commercialisent de granulés bois comme les marques Ecobio ou Bio Pellet.