Un rappel à la loi pour Julien Coupat

Publié le Mis à jour le
Écrit par Christophe Bodin
© Max PPP/ Aurelien Morissard / IP3

Julien Coupat, qui fut le principal accusé dans l'affaire dite de "Tarnac" fera l'objet d'un rappel à la loi. Il avait été placé en garde à vue, après son arrestation en marge des rassemblements des gilets jaunes, samedi 8 décembre à Paris.

Julien Coupat s'est vu notifier un simple rappel à la loi. Il avait été interpellé en compagnie d'une autre personne, samedi 8 décembre, dans un quartier du nord de Paris, en marges des manifestations des gilets jaunes dans la capitale. Tous deux se trouvaient à bord d'un véhicule dans lequel les policiers ont récupéré un masque de chantier, des bombes de peinture et un gilet jaune. 

Placé en garde à vue durant 48h pour  "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations", Julien Coupat a été remis en liberté, il a fera l'objet d'un rappel à la loi.

Il fait partie des très nombreuses personnes interpellées et placées en garde à vue, mais son cas a ceci de particulier que Julien Coupat fut longtemps présenté par les autorités comme le principal instigateur du "groupe de Tarnac".  Sur cette affaire rocambolesque, celui qui a depuis quitté le plateau pour s'installer à Eymoutiers, a été relaxé par la justice.  

Pour avoir l’origine de cette histoire politico-judiciaire, il faut remonter 10 ans en arrière, à l’automne 2008, avec le sabotage de 5 lignes TGV avec des fers à béton placés sur les caténaires. Des arrestations vont suivre, dont plusieurs à Tarnac, dont en particulier Julien Coupat, décrit comme le "leader de l’opération", et sa compagne de l’époque, Yldune Lévy.

Rapidement pourtant, les éléments de l’enquête apparaissent maigres pour incriminer les personnes interpellées, et que le pouvoir de l’époque, Michèle Alliot-Marie est alors ministre de l’Intérieur, qualifie de "groupuscule d’ultra-gauche" de la "mouvance anarcho-libertaire". Ils sont mis en examen initialement pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme".

Dans ce qui devient une affaire d’Etat, la justice va persister bien qu’à plusieurs reprises des éléments viendront faire vaciller le dossier, la qualification "d’actes terroristes" sera d’ailleurs abandonnée.

Finalement jugés par un tribunal correctionnel, après 10 années d’instruction et de rebondissements judiciaires, les principaux protagonistes de cette rocambolesque affaire ont tous été relaxés au printemps 2018, tant pour les faits "d'association de malfaiteurs" que de "dégradations en réunion" qui leur étaient reprochés.
 

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