Face au protocole sanitaire "intenable", la colère monte dans les lycées

Deux jours après la rentrée, la grogne monte dans les établissements scolaires, chez les enseignants comme chez les élèves, face à la difficulté à tenir le protocole sanitaire. Les proviseurs ainsi que le rectorat reconnaissent des difficultés. Exemples à Limoges et à Saint-Léonard-de-Noblat.
Fin du blocus devant le lycée Bernard Palissy de Saint-Léonard-de-Noblat, mercredi 4 novembre.
Fin du blocus devant le lycée Bernard Palissy de Saint-Léonard-de-Noblat, mercredi 4 novembre. © France 3 Limousin
Des poubelles en guise de blocus. Devant les grilles du lycée Bernard Palissy de Saint-Léonard-de-Noblat, une cinquantaine d’élèves se sont rassemblés pour protester contre les conditions sanitaires et le protocole qu’ils jugent insuffisant.
 

Tenir un mètre de distance, impossible

Outre les couloirs noirs de monde et les classes surchargées, l’une des pierres d’achoppement, c’est le restaurant scolaire. Entre 12 heures et 14 heures, 820 collégiens et lycéens se suivent ou se relayent. Une situation qui ne permet pas là non plus, à l’évidence, la distanciation physique.

Patrick Defaye, le proviseur de la cité scolaire, regrette lui aussi la situation. Il va mettre en place une nouvelle organisation pédagogique à partir de lundi si possible sous réserve de l’aval de la rectrice.

Depuis le début de semaine, des images fusent sur les réseaux sociaux. Elles illustrent l’impossibilité de respecter le protocole sanitaire.
 
Cette photo a été prise au lycée Gay-Lussac de Limoges lundi. Son proviseur assure que, depuis, le protocole a été renforcé et que tout est fait, pour que l'établissement reste ouvert.
 
Au lycée Renoir, où a été prise la seconde photo, la colère monte chez les professeurs.
 

C’est irresponsable de la part du ministre de ne pas entendre notre demande le passage en demi-groupe, avec le passage de distanciel en présentiel qui permettrait d’espacer les élèves et d’améliorer les temps de cantine qui sont des moments à risque.

Patrice Arnoux, co-secrétaire académique du SNES-FSU Limousin et professeur de mathématiques au lycée Renoir

 

Le rectorat reconnaît

Contacté par téléphone, le rectorat de Limoges dit avoir conscience des difficultés rencontrées et rappelle qu'une cellule a été créée pour accompagner les directeurs d'établissements. Aucune fermeture n'est à l'ordre du jour.
 
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