Haute-Vienne : les éleveurs de chevaux très inquiets après l'attaque d'Arnac-la-Poste

Jeudi 3 septembre, la terrible série d'attaques de chevaux s'est étendue à Arnac-le-Poste, en Haute-Vienne. Les éleveurs de chevaux de la région craignent pour leurs bêtes, alors que certains ont déjà connu de tels sévices.

Emmanuel, éleveur de chevaux, a déjà subi une attaque en 2017.
Emmanuel, éleveur de chevaux, a déjà subi une attaque en 2017. © Samuel Chassaigne / FTV
Un matin de 2017, Emmanuel, éleveur de chevaux, retrouve un de ses chevaux, ensanglanté, avec une plaie béante dans le cou. Il avait reçu un coup de cutter à l'encolure, "à quelques centimètres de la jugulaire et de la carotide", précise l'homme encore dégoûté par ce geste. Heureusement, le cheval s'en était sorti, grâce à l'aide du vétérinaire.

Une peur redoublée depuis l'attaque dans la Haute-Vienne

Depuis que les attaques de chevaux se multiplient en France, Emmanuel s'inquiète à nouveau, craignant de revivre cette terrible épreuve. Sa peur n'a fait que redoubler lorsqu'il a appris que le jeudi 3 septembre 2020, un cheval était mort à Arnac-la-Poste, en Haute-Vienne, après avoir eu une oreille coupée et un oeil arraché. 

Selon lui, il n'y a pas grand chose qui puisse être fait pour prévenir ces attaques. Il change régulièrement ses animaux de parc pour les placer parfois dans des endroits où il y a plus de passage et des chiens aux alentours. "Mais ce sont des chevaux habitués à être approchés et montés par des gens qu'ils ne connaissent pas, explique-t-il. Donc n'importe quel individu peut venir et les blesser ou même les tuer."

Pas de solution miracle pour protéger les chevaux

Michel, lui aussi éleveur de chevaux, fait le même constat : "Malheureusement, on ne peut pas tout surveiller et passer la nuit avec les chevaux". Selon lui, les éleveurs du Limousin n'était pas forcément très inquiets avant l'attaque qui a eu lieu à Arnac-la-Poste, "mais maintenant ils vont prendre des précautions".

Pour Michel, il n'y a pas de solution miracle. "Les caméras peuvent être bien dans un endroit restreint comme une écurie mais sur une prairie de 3, 4 ou 5 hectares, on ne peut pas être à 100% protégés." Lui, préfère surveiller les gens qui passent devant son champ dans la journée : "Je pense que les gens qui attaquent les chevaux doivent repèrer les lieux avant donc je suis vigilant sur les gens qui se promènent dans le coin".

La gendarmerie de la Haute-Vienne a rappelé quelques recommendations pour tenter de protéger les chevaux. Elle conseille notamment d'éviter de laisser un licol quand l'animal est au pré.
Ce lundi 7 septembre, un homme a été arrêté dans le Haut-Rhin et placé en garde à vue. Son arrestation a été permise grâce à un portrait-robot diffusé par la gendarmerie de Dijon. 
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