Le baccalauréat fait son retour au mois de juin, 6 456 candidats en Limousin en 2024

Les épreuves du bac philo doivent se tenir ce mardi 18 juin, et cela concerne 6456 candidats, dans l'Académie de Limoges. Les spécialités, le nombre de candidats : quelques chiffres clés pour tenter de comprendre.

15 ans, c'est l'âge du plus jeune des candidats au baccalauréat 2024. Le plus âgé qui se présente pour le baccalauréat général a 56 ans. Parmi eux, 3 391 candidats vont plancher pour le baccalauréat général. Avec ce mardi, l'épreuve redoutée du bac philo.

Dans son dossier de presse, le rectorat de L'Académie de Limoges rappelle "qu'après concertation avec les représentants des organisations syndicales, le calendrier du baccalauréat a été révisé et le programme d'examen des enseignements des spécialités adaptées".

Depuis 2022, les épreuves terminales d'enseignement de spécialité se déroulaient en amont des autres épreuves (philosophie et grand oral) afin qu'elles puissent être prises en compte dans Parcoursup. À compter de 2024, les candidats vont passer l'ensemble des épreuves terminales (philosophie, enseignement de spécialité et Grand Oral au mois de juin.

Les épreuves d'enseignement de spécialités porteront sur l'ensemble du programme de l'année de terminale. Les notions du programme de la classe de première pourront être mobilisées dans le cadre de l'épreuve. Le format de l'épreuve reste inchangé.

Les candidats ont deux jours d'épreuves de spécialités à raison d'une épreuve par jour. L'Académie de Limoges rappelle dans son communiqué que le programme sur lequel peut porter l'épreuve de rattrapage est identique à celui de l'épreuve écrite. 

1190 dont 9 en individuel en Corrèze 327 dont 1 en individuel en Creuse 1866 dont 16 en individuel en Haute-Vienne. 8 via le CNED

Rectorat de Limoges

C'est la première fois que ce que le SNES FSU appelle le "bac Blanquer", du nom de l'ancien minister de l'Education, se passe en juin.

"Nous demandons un allègement des programmes de spécialités parce que vu le temps imparti, ça oblige les enseignants à aller très vite dans l'enseignement de la spécialité (notamment en histoire, en mathématiques, en SES par exemple). Et on se rend compte qu'on perd des élèves, car ça ne les place dans de bonnes conditions pour suivre les enseignements et être dans une dynamique de réussite" dénoncent les syndicats.

Un grand oral qui évolue en voie générale et technologique

La semaine prochaine vont intervenir les épreuves du grand oral pour les terminales.

"Au cours de cette épreuve", écrit le rectorat de Limoges, "le jury apprécie la solidité des connaissances du candidat, mais également sa capacité à argumenter et à relier les savoirs". Le candidat présente deux questions au choix du jury.

Seulement voilà, tranche les organisations syndicales, "on se rend bien compte qu'il n'y a pas de temps pour bien les préparer et cela crée et va créer des inégalités. Il s'agit d'une épreuve assez mal définie et qui a quand même un coefficient assez important qui est de 10 !". À côté, il y a les élèves qui ont les résultats dans Parcoursup et "qui ne sont très souvent pas ce que les élèves ont choisi et donc cela crée des déceptions. Ça les met dans des situations de stress qui ne garantissent pas de bonnes conditions de révisions".

Le "bac Blanquer" en juin

Le bac "Blanquer", c'est ce bac avec des épreuves de spécialités. Initialement, la réforme Blanquer faisait passer ces épreuves en mars, et cela avait créé de nombreuses difficultés. Raison pour laquelle le gouvernement est revenu sur cette réforme, en plaçant les examens en juin. "On a constaté à ce moment-là un très fort taux d'absentéisme", explique le SNES Fsu. Les épreuves passées, les élèves de terminale n'assistait plus aux cours, écourtant d'autant leur année scolaire.

Un système sous tension

"Ce qu'on peut noter, c'est que la réforme Blanquer a mis le système en tension. Les élèves sont stressés parce que les contrôles continus s'étalent sur toute l'année. Ça oblige les enseignants à aller très vite dans l'enseignement des spécialités pour finir le programme. Et par-dessus le marché, il y a Parcours sup", dénonce Patrice Arnoux.

"Ce que l'on demande, c'est de cesser les contrôles continus, de revenir à des épreuves terminales au niveau national. Avec des programmes faisables pour tous les élèves. Il faut arrêter le grand oral et supprimer Parcours sup qui a instauré une sélection à l'université", réitère Patrice Arnoux, co-secrétaire de SNES FSU 87.

L'actualité "Société" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
choisir une région
Nouvelle-Aquitaine
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité