Disparition du journaliste Jean-Jacques Théodore

Jean-Jacques Théodore, journaliste chroniqueur politique à France 3 Limousin, est décédé lundi 20 janvier
Jean-Jacques Théodore, journaliste chroniqueur politique à France 3 Limousin, est décédé lundi 20 janvier

Jean-Jacques Théodore nous a quittés lundi 20 janvier. Pendant 25 ans, il a été le journaliste politique de France 3 Limousin puis rédacteur en chef de france 3 Poitou-Charentes. La chaîne adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. 

Par France 3 Limousin

Cher Jean-Jacques,

Peu avant ta retraite en septembre 2011, Ségolène Royal t’avait offert une paire de charentaises à ton pot de départ à Poitiers où tu as été rédacteur en chef.

Garder tes deux pieds dans le même sabot ce n’était pas toi Jean-Jacques, homme de coups de cœur, de coups de gueule parfois, homme libre avant tout.

Ton premier cri, primal, tu le poussas il y a 68 ans, à Charenton, dans le Val-de-Marne. Un passage chez les scouts t’aura valu un surnom: Renne endurant…la suite leur donnera raison.

1973, la vocation, le prestigieux diplôme du Centre de Formation des Journalistes à Paris. S’ensuivront Alger, Dijon, Saint-Pierre-et-Miquelon, Cayenne avant d’enfin poser tes valises, en 1984, à FR3 Limoges. « Je pensais y rester 2 ans » disais-tu mais tu le sais bien, le Limousin, dès que l’on y vient, il vous tient…

Dès le début, tu souhaitais être chroniqueur politique, tu l’as été…25 ans…1/4 de siècle : Place de la mairie, place publique, Politiques, 3 dans les yeux, La voix est libre.

Affublé de ta légendaire moustache voire d’une barbe de 5 jours, de gauche ou de droite, les édiles locaux, nationaux se sont écharpés sur ton plateau. Tel le Commandeur, Théo, tu trônais au milieu, le ton souvent caustique avec nos politiques.

Tonton flingueur à l’œil pétillant, tu adorais le foot et Michel Sardou. Humaniste aussi, à la retraite tu étais volontaire pour la Banque Alimentaire. En ce jour, France 3 Limousin perd un confrère, un collègue, un ami.

Au revoir Jean-Jacques, au revoir Théo.
 
Jean-Jacques Théodore nous a quitté
Notre confrère et ami Jean Jacques Théodore est décédé le 20 janvier 2020 à l'âge de 68 ans. Pendant 25 ans, Théo a incarné le journalisme politique sans concession. Nous lui dédions, ainsi qu' a sa famille, ce journal. Retour sur sa carrière avec Martial Codet-Boisse.

Réactions

Parmis les hommes politiques souvent interrogé par Jean-Jacques Théodore il y a bien sûr François Hollande. Il l'a suivi dès ses débuts à la tête de la mairie de Tulle. L'ancien président de la République a aujourd'hui souhaité lui rendre hommage.

Jean-Jacques Théodore c’était d’abord un esprit libre, qui travaillait dans le service public, ce qui n’est pas incompatible. On peut chercher autant qu’il est possible la rigueur et être indépendant et poser des questions qui parfois dérangent aux responsables politiques y compris au plus haut niveau. […] Je considérais que c’était un journaliste de très haut niveau qui n’était pas facile à convaincre. […] Il n’était pas tendre, mais il était tendre quand on était au plus bas. […] Il était dur avec les puissant et relativement encourageant avec les plus modestes. [François Hollande]

Autre personnalité importante du monde politique, Robert Savy, l'ancien président du Conseil Régional, député de la Haute-Vienne a souvent eu affaire à celui qu'il dont il loue aujourd'hui la culture et le professionnalisme : 

Pour moi Jean-Jacques Théodore c’est LE grand journaliste politique des années où il y avait ici une vie politique intense. Il a été le témoin et le commentateur de ces années là et il a contribué je crois à leur richesse et à ce qu’il pouvait y avoir de dynamique et d’intéressant dans tout cela. […] Il avait une culture et une connaissance politique tout à fait étonnantes, il était en mesure de dominer complètement un sujet qui le passionnait. Et puis surtout c’était sa liberté d’esprit qui m’intéressait. Ce n’était pas un journaliste complaisant indiscutablement.

 
Réactions au décès de Jean Jacques Théodore
Le monde politique rend hommage au journaliste de France 3 Limousin Jean-Jacques Théodore décédé le 20 janvier 2020. Reportage : Emmanuel Braud, Nassuf Djailani, Antonio Dos Santos.



Plusieurs autres personnalités politiques et des journalistes, notamment du Populaire du Centre qui l'ont cotoyé réagissent avec émotion ce mardi 21 janvier à la disparition de Jean-Jacques Théodore.

Je garderai de Jean-Jacques Théodore, le souvenir d’un journaliste très professionnel, fin connaisseur du paysage politique local... sincères condoléances à sa famille. Guillaume Guérin, premier adjoint au maire de Limoges sur twitter. 

 

 


Réactions à France 3 

De nombreux personnels de France 3 Nouvelle-Aquitaine lui rendent hommage. 

Jean-Jacques était un modèle de la Télévision Publique, un guide pour l'antenne du Limousin où il a fait l'essentiel de sa carrière et où il était reconnu, repecté et apprécié. J'ai beaucoup appris à ses côtés, c'est une immense tristesse qui m'étreint aujourd'hui. [Xavier Riboulet, directeur régional de France 3 Nouvelle-Aquitaine]

 

Jean-Jacques Theodore était un exemple pour moi : un très grand journaliste à la culture immense, intègre et pertinent. [Sandrine Leclere, rédactrice en chef de France 3 Limousin] 

 

Jean-Jacques est un phare qui éclaire notre profession et nos antennes régionales de ses valeurs d’exigence, de pertinence et d’impertinence, d’indépendance, de responsabilité et d’engagement pour l’information de service public. C’est un exemple, éditorial et personnel, que nous devons entretenir pour être à sa hauteur. [Fabrice Bidault, rédacteur en chef adjoint à France 3 Limousin]

 

Je l’admirais. Sa rigueur et son honnêteté intellectuelle font de lui un grand journaliste de la télévision de service public. Son investissement bénévole et sa générosité font de lui un homme si respectable. Sa disparition est un choc. Merci Jean-Jacques Théodore. [Christophe Zirnhelt, responsable communication France 3 Nouvelle-Aquitaine en Limousin]

 

Des échanges francs, une gouaille sans pareille, tu caressais dans le sens du poil... à gratter ! Tu étais un vrai journaliste avec un grand J, on pouvait tous prendre des leçons ! Nous avons partagé le même bureau pendant plusieurs années, avons passionnément refait le monde à mille reprises, avec ou sans verre à la main. Que je suis triste aujourd’hui de devoir à mon tour te dire « kenavo ». On est tous avec toi mon Théo. [Cécile Descubes, journaliste à France 3 Limousin]   

 

Ta rigueur intellectuelle, ton humour aiguisé, ta volonté de convaincre, ton engagement, mais aussi et surtout ton amitié... Tout me manque désormais. Je garderai de toi toutes ces années de complicité et ta bienveillance à mon égard. Mon Théo, tu laisses un vide immense. [Eric Muller, rédacteur en chef adjoint à France 3 Limousin]

Jean-Jacques Théodore et Eric Muller de France 3 Limousin. / © Eric Muller/FTV
Jean-Jacques Théodore et Eric Muller de France 3 Limousin. / © Eric Muller/FTV

On s’est parlé une dernière fois il y a quelques semaines. Il m’a expliqué d’une voix assurée, avec beaucoup de distance, pourquoi cette fois-ci il aurait du mal à répondre à mon invitation à déjeuner. On a plaisanté. Le journaliste qu’il était a affronté la maladie avec beaucoup de courage et de lucidité. [Franck Petit, journaliste à France 3 Limousin]

 

Théo était toujours disponible pour nous donner des conseils, de bons conseils, afin de réaliser des reportages pertinents…. Toujours un petit mot gentil, un sourire bienveillant ou un trait d’humour pour les jeunes journalistes qu’il voyait débuter et dont je faisais partie. C’est une chance de l’avoir rencontré. Jean-Jacques restera une référence à la rédaction. [Alexandra Filliot, rédactrice en chef adjointe à France 3 Limousin]

 

Jean-Jacques était un grand journaliste éclairé, un humaniste dans l’ombre, intègre, exigeant et altruiste…Un exemple à suivre. Salut et merci Théo. [Emmanuel Denanot, journaliste à France 3 Limousin]

 

Lors de mon arrivée à France 3 Limousin, j’ai effectué ma première journée de stage avec Jean-Jacques. Nous sommes partis en reportage auprès des grands hommes politiques de l’époque. J’étais impressionnée par lui, par le contact franc et direct qu’il avait avec ces personnalités. Théo ne mâchait jamais ses mots. En une journée, grâce à lui, j’ai sans doute appris beaucoup plus de choses qu’à l’école de journalisme. Pensée émue pour sa femme Annie et ses filles. [Angélique Martinez, France 3 Limousin]

 


 

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