Covid 19 : un ressac en Haute-Vienne

Alors que le pic de la deuxième vague épidémique semble bel et bien passé, la diminution du nombre de cas ralentit, le taux d’incidence se stabilise à un niveau encore supérieur au seuil d’alerte, sauf en Haute-Vienne où il augmente.
Le taux de positivité ne diminue plus en Haute-Vienne.
Le taux de positivité ne diminue plus en Haute-Vienne. © France 3 Limousin
L'importante fréquentation des commerces de Limoges ce samedi 5 décembre illustre l’envie de la population de sortir rapidement du confinement. Pourtant, les chiffres de l’épidémie dans le département incitent à la prudence.

Augmentation en Haute-Vienne

L'ARS vient de livrer ses derniers chiffres. Et pour la Haute-Vienne, ils ne sont pas rassurants. Durant la semaine du 30 novembre au 6 décembre le taux d'incidence est de 115,2 cas pour 100 000 habitants, contre 100,1 cas la semaine précédente. 

3224 personnes ont été testées pour 427 tests positifs, ca représente un taux de 13,2%.

Le taux d'incidence explose chez les plus âgés, pour les plus de 65 ans, il est de 188,1 cas pour 100 000 habitants, avec près de 18,9 % de tests positifs.  Le seuil d'alerte est à 50.
 

Tests en Ehpads

Selon le préfet du département Seymour Morsy, ce taux d’incidence est dû à un nombre de tests important réalisé dans les Ehpads, des sites particulièrement touchés par l’épidémie, où l’on retrouve logiquement une plus grande proportion de cas positifs.

Au centre de gérontologie Chastaingt du CHU de Limoges, 89 résidents sont actuellement contaminés.


 

 

 

 

Le nombre de suspicions de Covid est en revanche en baisse dans les services d’urgences et chez SOS médecins.

Du côté des hospitalisations, contrairement à la Creuse et à la Corrèze, on ne note toujours pas de baisse en Haute-Vienne, avec une stabilisation depuis près d’un mois.

160 personnes étaient hospitalisées ce dimanche 6 décembre dans le département pour Covid 19.

Baisse en Nouvelle-Aquitaine

Dans leurs communiqués de presse respectifs publiés le vendredi 4 décembre, Santé Publique France et l’Agence Régionale de Santé notent une baisse de la circulation du SARS-CoV-2 en Nouvelle-Aquitaine au cours de la semaine 48 (du 23 au 29 novembre 2020).

En effet, le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 a encore diminué "avec 4 876 nouveaux cas confirmés enregistrés dans la région contre environ 6 800 en semaine 47" selon Santé Publique France.  

Le taux d’incidence poursuit également sa baisse avec un taux inférieur à 100 cas pour 100 000 habitants. Seule ombre au tableau, le taux d’incidence le plus élevé est celui des plus fragiles, les personnes de 75 ans et plus.
 

 

 


 


 

Questions sur le déconfinement

Des questions peuvent se poser sur la date du 15 décembre, fixée par le président de la République pour débuter le déconfinement.  

Le premier objectif à atteindre en France, c’est un nombre de cas positifs quotidiens inférieur à 5 000. À l’image du site Covid Tracker, beaucoup d’observateurs notent qu’en suivant le ralentissement actuel de la décrue, ce chiffre ne sera pas atteint.

Sans se prononcer sur l’avenir, le préfet de Haute-Vienne nous confirme que le scénario d’un déconfinement le 15 décembre dans son département n’est pas le seul actuellement à l’étude.

 

Et pour les fêtes ? 

Dans chaque famille on le sait l’équation est compliquée : comment protéger ses aînés sans les isoler ?

La solution peut être de réaliser un test avant les fêtes. Les pharmaciens, les médecins, les infirmiers se chargent des tests antigéniques. Résultat en 20 minutes. Mais attention ces tests peuvent se révéler négatifs, même chez un porteur du virus.

Reste le test PCR. 1200 tests par jour peuvent être réalisés dans les laboratoires de la Haute-Vienne, résultat en 24 heures.

Mais les laboratoires tirent la sonnette d’alarme.

D’après un sondage IFOP, 26% des français ont annoncé leur intention de se faire tester avant les fêtes : en Limousin, ça représente près de 200 000 personnes, autant dire, la saturation des laboratoires.

Protéger nos aînés passe donc par les conseils d'usage : les distances, les masques, l’aération régulière des pièces. L'ARS évoque également l'idée d'un autoconfinement durant plusieurs jours avant le réveillon. 





 
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