Un homme interpellé à Limoges dans le cadre d'une enquête du parquet anti-terroriste

Selon plusieurs médias parisiens, ce mardi 26 mai 2020, un homme a été interpellé à Limoges dans le quartier de la cathédrale  par la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure), dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet national anti-terroriste. De nombreuses armes saisies. 
L'immeuble où a été interpellé l'individu ce mardi 26 mai 2020
L'immeuble où a été interpellé l'individu ce mardi 26 mai 2020 © André Abalo F3 Limousin
Un homme de 36 ans a été arrêté ce mardi 26 mai 2020 à Limoges par les forces de police de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure). Une interpellation qui a débuté à 6h du matin dans le quartier de la cathédrale, rue Neuve Saint-Etienne. Une première intervention s'est passée dans la résidence visée par les agents, mais dans un appartement voisin de celui de l'individu recherché. Un couple de personnes âgées s'est retrouvé ainsi traumatisé par l'irruption dans leur appartement, en plein sommeil, par une vingtaine de policiers du RAID.

"Je dormais profondément lorsque j'ai entendu un grand bruit. Je me suis levée et j'ai vu la lumière d'une lampe torche dans le couloir de mon appartement avec deux grands hommes cagoulés. Je ne me doutais pas que c'étaient des policiers. Ils m'ont demandé où était mon fils, mais je n'ai pas de fils... Ils ne m'ont pas brusquée mais j'ai eu la peur de ma vie. Ils sont repartis. J'ai hurlé, j'ai crié au secours ! Un peu plus tard, un autre policier est venu s'excuser".
 
Arrestation d'un homme à Limoges : les policiers se trompent d'appartement

 
Une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste a été ouverte le 12 mai dernier par le parquet anti-terroriste à Paris. D'après les informations révélées nos confrères parisiens, l'homme arrêté à Limoges serait  connu des services de police pour des faits de droit commun. Il s'agit d'un ancien militaire, actuellement vigile pour une société de sécurité qui résidait dans cet immeuble depuis 5 ans environ selon une voisine, qui le décrit comme discret et courtois.

Il était suivi depuis quelques semaines par les services de renseignements pour avoir exprimé sur les réseaux sociaux sa fascination pour les tueurs de masse d'extrême-droite. L'enquête devra déterminer s'il avait l'intention de passer à l'acte. 

Selon d'autres sources "proches de l'enquête", le Parisien évoque un trentenaire « aux idées suprémacistes », sur le même plan que Brenton Tarrant, l'auteur des attentats contre deux mosquées à Christchurch (Nouvelle-Zélande). D'après nos confrères, il était connu pour ses idées violentes, il était suivi par la DGSI et tenait des propos de plus en plus virulents ces derniers jours. Il serait soupçonné d'avoir voulu s'en prendre à un lieu de culte juif. 

Le rapprochement pourrait être fait avec cet homme jugé sur comparution immédiate le 10 mai 2018 par le Tribunal Correctionnel de Limoges, suite à une manifestation des Gilets Jaunes du samedi 8 mai. Lors de la perquisition à son domicile, la police judiciaire de Limoges avait alors trouvé, selon le ministère de l'intérieur, deux armes de poing, un revolver 35 magnum et un pistolet MAB calibre 7.65, des armes acquises illégalement et ne faisant l'objet d'aucun permis, ainsi que des munitions, délit pour lequel il a été condamné à  5 mois avec sursis et une interdiction de posséder une arme illégale pendant 5 ans.  
 

 
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