Il y a un an, l’explosion de la rue de La Souterraine à Limoges

Le 18 janvier 2020, une explosion due au gaz, rue de La Souterraine à Limoges, faisait un mort, plusieurs blessés et de nombreux sinistrés dans le quartier. Un an après, le quartier en porte encore les stigmates.

Un an après l'explosion, la rue de La Souterraine porte encore les stigmates du drame.
Un an après l'explosion, la rue de La Souterraine porte encore les stigmates du drame. © Jean-Martial Jonquard/France Télévisions

Tous les jours,  depuis ce funeste 18 janvier, Anna-Michelle ne voit plus son jardinet. À la place, un monceau de terre, de pierres, de gravats, et autres choses indéterminées… Un jardinet qu’elle peut voir, mais où elle ne peut aller, un arrêté municipal lui en interdisant l’accès. Et même le constater lui coûte : on lui a trop dit « ne vous plaignez pas, vous au moins vous êtes vivante ! ».

Comment voulez-vous que je n’y pense pas ? Voilà ce que je peux voir tous les jours, depuis un an, depuis ma fenêtre de la cuisine, quand je l’ouvre tous les matins !

Anna-Michelle Denage, riveraine

Comme si elle ne le savait pas ! Comme si elle ignorait que dans ces ruines au bout du jardin, il y avait autrefois une maison, où ce 18 janvier 2020, un homme, son voisin, a perdu la vie. Pourtant, pour Anna-Michelle, pour beaucoup d’autres riverains, comme l’impression qu’il n’y a qu’eux qui le savent, alors que depuis un an justement, « l’adresse » est presque devenue un lieu de promenade, un lieu où faire des photos, un lieu « à voir », alors qu’effectivement un drame s’est produit, une personne a perdu la vie, et des vies ont sans doute à tout jamais changé !

Ce 18 janvier 2020, presque dans la « vie d’avant », à l’heure du petit-déjeuner, vers 8h30, une violente explosion, ressentie bien au-delà, secoue le quartier. Les premiers éléments déterminent une fuite de gaz. Venue, on le saura plus tard, d’une canalisation, AVANT le raccordement à la maison soufflée…

Sur le moment, une victime donc, malheureusement, deux blessés graves, des dizaines de personnes évacuées, choquées. Et des dégâts innombrables.

Un an plus tard, les stigmates sont encore visibles.
Cinq maisons sont définitivement condamnées, « bonnes à être rasées ». Pour les autres, les travaux sont toujours en cours.
Dans la majorité des cas, les assurances ont finies par jouer. Mais pas dans tous.

Car bien sûr, il faut déterminer les responsabilités. Si les fissures ont été notées sur les canalisations, l’un des enjeux est de savoir si elles existaient avant, ou sont dues à l’explosion.
Ce que l’enquête doit déterminer. Car une information judiciaire a été ouverte, un mois après le drame. Et le temps judiciaire n’est pas celui des hommes…

Et si la mairie assure être présente, organiser des réunions d’informations, les riverains, eux, ressentent une solitude, un abandon, face à la situation. Un sentiment renforcé par cette vision permanente des gravats, que la municipalité ne peut, légalement, déblayer, tant que l’instruction est en cours.

Seule certitude aujourd’hui : La ville a promis que les reconstructions, quand elles auraient lieu, se feraient de manière concertées.

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