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Une interpellation dégénère à Limoges

Une interpellation, suite à une cession ded "roues-arrières" à moto a dégénéré dans le quartier de Beaubreuil à Limoges (archives). / © France 3 Limousin
Une interpellation, suite à une cession ded "roues-arrières" à moto a dégénéré dans le quartier de Beaubreuil à Limoges (archives). / © France 3 Limousin

Un « rodéo sauvage » à moto a dégénéré le 22 juillet dernier dans le quartier de Beaubreuil, à Limoges (87) le 22 juillet dernier. Au final, quatre personnes ont été interpelées.
 

Par Jean-Martial Jonquard

Rodéo, refus d’obtempérer, outrage, rébellion, incitation à l’émeute, infraction à la législation sur les stupéfiants…
Les forces de l’ordre ne se sont pas déplacées pour rien, le 22 juillet dernier, dans le quartier de Beaubreuil, à Limoges (87) !

Sollicitée par une riveraine, la police municipale intervenait dans le quartier de Beaubreuil, à Limoges, pour faire cesser une cession de « roues-arrières », pratiquées par deux individus roulant sans casque, et suivie par une trentaine de personnes.

Le ton montait très vite, et des tensions apparaissaient, lors de l’intervention des policiers. Une personne s’emparant notamment de l’une des motos, et fonçant, selon les policiers, sur eux délibérément, provoquant l’usage de gaz lacrymogènes.

Lors de l’interpellation de cet individu, il se serait rebellé, aurait outragé les policiers et aurait incité le groupe présent à le libérer, ainsi qu’à récupérer la moto.

Les policiers municipaux auraient alors reçu des jets de projectiles, endommageant leurs véhicules et blessant deux d’entre eux.

Le renfort de patrouilles municipales, ainsi que ceux de la Police Nationale était requis, et le quartier quadrillé durant toute la soirée et la nuit.

Au commissariat de police de Limoges, l’individu était placé en garde à vue, où l’on trouvait sur lui, lors de la fouille de sécurité, du cannabis.

Il reconnaissait partiellement les faits, expliquant qu’il avait certainement dépassé « les limites verbales », mais niait le refus d’obtempérer et la rébellion.

Les enquêteurs de la Sûreté Départementale de Limoges exploitaient immédiatement les vidéos du Centre de Supervision Urbain en lien avec les policiers du secteur et ceux de la BAC.
Cette exploitation permettait d’identifier clairement trois autres individus très défavorablement connus des services de Police.

Ces derniers étaient interpellés au petit matin le 24 juillet à leur domicile et placés en garde à vue.

Entendus sur les faits le premier un homme, de 26 ans, niait farouchement avoir jeté la béquille sur la voiture de police, même à la vue des images.
Le deuxième âgé de 23 ans expliquait avoir été spectateur de l’action mais il disait ne pas se reconnaître sur les images et niait toute implication.
Un troisième, un mineur de 17 ans avouait avoir lancé des pierres en direction des policiers municipaux.

Une Convocation par Officier de Police Judiciaire (COPJ) était décidée pour le mineur, qui sera convoqué devant le Juge des Enfants en septembre prochain.

Deux autres COPJ était notifiées aux deux autres pour des faits de violences en réunion et dégradation de bien d'utilité public.
Ils seront convoqués en février prochain.
Mais l’homme de 23 ans se voyait notifier une procédure distincte, pour des faits de conduite sous l'usage de produit stupéfiants et permis non prorogé, le condamnant à 1 an de prison dont 6 mois avec sursis.
Présenté au parquet, il était conduit à la maison d’arrêt de Limoges le 24 juillet 2019 pour mise à exécution de sa peine de 6 mois d’emprisonnement.

Quant au premier interpellé, le magistrat demandait à ce qu’il lui soit présenté ce 25 juillet, pour des faits de refus d’obtempérer, outrages, rébellion à agents de la force publique, infraction
à la législation sur les stupéfiants et incitation à l’émeute, en vue de sa comparution  immédiate.
 

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