"Je demande pardon à sa famille" : mort d'un ressortissant afghan à Limoges, l'accusé condamné à dix-huit ans de prison

Un homme d'une vingtaine d'années a été condamné, ce mercredi, à dix-huit ans de réclusion pour violences volontaires avec armes, ayant entraîné la mort de la victime, sans intention de la donner, à Limoges. Les jurés ont considéré que l'accusé n'avait pas eu l'intention de tuer la victime, ressortissant afghan, et n'ont pas retenu la qualification de meurtre.

Tout au long de ces trois jours d'audience, l'accusé s'était défendu d'avoir voulu donner la mort au ressortissant afghan de 28 ans, à qui il avait asséné dix-huit coups de couteau le 11 juillet 12021. "Je n'ai jamais pensé que je pouvais le tuer, que j'avais pu le tuer, je demande à Dieu de me pardonner, j'ai enlevé la vie de quelqu'un qui avait une famille. Je demande pardon à sa famille" a-t-il déclaré à la barre.

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Ses avocats avaient donc plaidé, ce mercredi 27 mars, pour que l'accusation de meurtre, dont la peine maximale encourue est de trente ans de prison, soit requalifiée en violences volontaires avec armes, ayant entraîné la mort de la victime sans intention de la donner, dont la peine maximale encourue est de vingt ans de prison.

Dans son réquisitoire, l'avocate générale avait, elle, estimé que des coups portés autour du cou, à la tête, dans le dos et dans la région du cœur et de l'abdomen, donc dans des régions létales, à dix-huit reprises, dénotaient conscience des conséquences et donc, volonté de tuer. Elle avait requis une peine de vingt ans de réclusion criminelle avec mandat de dépôt.

Les jurés de la cour d'assises de la Haute-Vienne ont délibéré rapidement et répondu favorablement à la requête de la défense. Ils ont requalifié les faits. L'accusé a donc été acquitté du meurtre. 

Pour les faits qui lui sont reprochés, il est condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle.

Il dispose de dix jours pour faire appel de cette décision.