La journée mondiale des maladies de l'aorte

La dissection aortique, peu connue, peut-être fatale / © Gérard Houin/Belpress/MaxPPP
La dissection aortique, peu connue, peut-être fatale / © Gérard Houin/Belpress/MaxPPP

L'ADA, l'Association Dissection Aortique, a profité de la journée mondiale des maladies de l'aorte pour sensibiliser les équipes médicales du CHU de Limoges à cette pathologie rare et qui peut être fatale. 

Par France Lemaire

La dissection aortique est un accident vasculaire au cours duquel la paroi interne de l’aorte se déchire. Cette rupture entraine la création d’une « porte d’entrée », par laquelle le sang va pénétrer et progressivement décoller les feuillets qui constituent la paroi de l’aorte. Dès lors, le sang va circuler à travers deux chemins (« chenal ») : le « vrai » chenal, chenal aortique normal, et le faux « chenal », né de la déchirure.
 

C'est en ces termes que l'ADA, l'association de patients atteints de dissection aortique présente la pathologie, rare, elle touche 30 personnes sur un million, et à la mortalité élevée. 
 

Une douleur comme une déchirure


Lisa Chabroullet est la représentante de l'association pour la Nouvelle-Aquitaine. Il y a trois ans, elle quitte la vie stressante de Paris et s'installe en Haute-Vienne. Mais en 2017, sa vie bascule. Elle ressent une douleur insupportable :

 

Une douleur intense qui part entre les deux omoplates jusqu'en bas du dos, une douleur abdominale, une déchirure, comme si vous déchiriez un tissu

 

Il s'agit d'une dissection aortique, autrement dit une déchirure de la principale artère du corps humain. Mais le diagnostic tarde à tomber car la maladie est peu connue et peu répandue. 


Lisa Chabroullet apprend à vivre avec les opérations et les traitements. Et garde espoir : 

J'ai espoir de vivre encore quelques années parce que la médecine évolue, je compte sur la médecine et la science

La dissection aortique
L'ADA, l'Association Dissection Aortique, a profité de la journée mondiale des maladies de l'aorte ce jeudi 19 septembre pour sensibiliser les équipes médicales du CHU de Limoges à cette pathologie rare et qui peut-être fatale.  Intervenant dans le reportage : Lisa Chabroullet, la correspondante régionale de l'ADA - Un reportage de Noëlle Vaille, Caroline Huet et Marion Haranger

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