La judokate limougeaude Fanny Posvite sereine après sa défaite en finale à Paris

Au lendemain de sa défaite en finale des -78kg au Grand Slam de Paris, la judokate limougeaude Fanny Posvite veut rester positive. La compétition reste positive, et la route vers les JO de Tokyo encore ouverte.
 
Fanny Posvite (en bleu), battu par Madeleine Malonga en finale du Grand Slam Paris, en -78kg.
Fanny Posvite (en bleu), battu par Madeleine Malonga en finale du Grand Slam Paris, en -78kg. © Maxppp/EPA/ Christophe Petit.
On dirait ce poncif sportif tiré des grandes lois Jedis… : ainsi va la compétition, ainsi va le Sport !

Prenez la judokate limougeaude de 27 ans, Fanny Posvite par exemple.
Jusqu’en 2018, c’était l’un des plus beaux kimonos féminins français, en -70kg. Mais entre une défaite aux Championnats de France, dont elle était double tenante, et des résultats internationaux en demi-teinte, elle décide de suivre de nombreux avis, et change de catégorie, pour celle des -78kg.

Et les résultats suivent… !
En 2019, elle remporte le titre de championne de France, le Grand Slam de Chine et collectionne 8 podiums en compétions internationales.

2020 année olympique

Problème, 2020 est une année olympique, et pas n’importe où pour le tournoi de judo, puisque les Jeux se dérouleront à Tokyo (24/07-09/08 2020 pour les Jeux, 25/07-01/08 pour le Judo) !
Et il ne peut y avoir qu’une seule qualifiée par catégorie chez les féminines françaises !

Et chez les – 78kg brille également Madeleine Malonga ! La jeune femme, d’un an la cadette de Fanny Posvite, étincelle dans la catégorie. En 2018, elle devient championne d’Europe, en ne battant rien de moins que sa compatriote Audrey Tcheuméo ! Et en 2019, elle cumule Grand Slam de Paris et titre mondial !!!

Et elle a donc récidivé ce dimanche 9 février, en battant justement Fanny Posvite en finale.

Madeleine Malonga, la rivale

Au-delà même du titre, dans cette compétition considérée comme l’une des plus importantes au monde, il y avait  des points attribués pour la qualification olympique. Madeleine Malonga a pris une longueur d’avance sur la limougeaude…

Jointe par téléphone, ce lundi 10 février, Fanny Posvite s’est toutefois voulue plus que positive.
Voici les grandes lignes de l’interview que la championne a bien voulu nous donner, très posée mais très naturelle, juste avant d’aller goûter à une sieste bien méritée.

Sur le Grand Slam de Paris :

Je suis très contente de ma journée, très contente d’arriver en finale. C’est quand même le tournoi de Paris !
Avant la finale, il n’y a que du positif.
J’ai pu mettre en place mes schémas.
J’ai aimé mon état d’esprit.
Je n’ai que des victoires par ippon avant la finale, ça valide pas mal de travail.

Sur sa finale perdue :

Je n’ai pas fait le boulot.
Je suis très déçue de ne pas avoir réussi à placer mes mains.
Madeleine a très bien géré, elle a su faire son combat. Moi pas, je n’ai pas su faire de même.

Sur la qualification olympique :

Je marque quand même pas mal de points, je reste proche de « Mado ».
En fait, je ne regarde pas où je suis classée, c’est plus mes entraineurs, mon entourage.
Je ne vais pas désespérer non plus, il y a plein de choses qui peuvent se passer d’ici-là (31 mai, date de l’annonce de la sélection).
Et notamment les Championnats d’Europe (début mai à Prague). Là-bas oui, il ne faudra pas se rater. Même s’ils ne sont pas encore dans ma tête, oui, ça sera la meilleutre façon de faire.
Quand j’ai changé de catégorie, ce n’était pas forcement avec cet objectif de qualification olympique en tête.
Je savais dès le départ que là aussi, ça serait dur, mais en vrai, je ne pensais pas à ça, en tout cas, ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai changé de catégorie, en montant.
En – de 70kg, j’étais arrivée au bout, mon corps ne suivait plus les régimes.
J’avais juste envie de continuer le judo, et de performer.
Jusque-là, ça se passe plutôt bien, alors la qualification…
Je suis déjà passée par là, je sais ce que c’est, des Olympiades, pour en avoir vécu !
Certaines se sont qualifiées sur le tard,  tout peut se passer, la titulaire peut se blesser, et sa remplaçante se retrouve à gagner l’or olympique !
C’est important, mais il ne faut pas trop s’attacher, ça te prend beaucoup d’énergie, ça monte vite à la tête ! Et s’il n’y a pas de sélection au bout, c’est trop dur !
Pour l’instant, je suis contente, après on verra.
La pression ? Il ne faut pas se laisser rattraper par, même si je sais que mon entourage et les gens, ne comprennent pas trop.

 

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