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La création d'un groupe de travail à la mairie de Limoges sur les attributions de subventions aux associations fait débat !

Dans un communiqué de presse, les élus du groupe socialiste écologiste Personnalités et Gauche Progressiste expliquent ne pas vouloir faire partie de ce groupe de travail. En cause : la présidence du Front National. Réactions. 
La polémique autour de l'abattoir de Limoges devrait rebondir au sein même du Conseil Municipal.
La polémique autour de l'abattoir de Limoges devrait rebondir au sein même du Conseil Municipal. © France 3 Limousin
Lors de la séance publique du Conseil municipal du 30 septembre dernier, Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges, a annoncé la création d'un groupe de travail pour remettre à plat les aides attribuées aux associations culturelles, sportives et sociales de la ville.

Selon le PS, le maire aurait répondu favorablement à une demande des élus du Front National qui font "du monde associatif de Limoges leur cible favorite" explique Philippe Reilhac, conseiller municipal de l'opposition. 

Les élus du groupe Socialiste Ecologiste Personnalités et gauche Progressiste avaient annoncé dès le début du mandat qu'ils ne participeraient pas à ce groupe de travail. Le choix annoncé de la présidence du FN les conforte dans ce choix. Ils confirment donc leur attachement au monde associatif.
Pour Philippe Reilhac : "La nouvelle politique d'aide ou de casse du milieu associatif devra être totalement assumée par les seuls élus de la majorité élargie UMP - UDI - Front National". 


Position d'Anticor 87 :
Le groupe FN en séance du conseil municipal de Limoges a " demandé à être élu à la présidence " d'un groupe de travail et non d'une commission sur les subventions accordées par la ville de Limoges, groupe rattaché à la future commission éthique et transparence.
Anticor87 tient à préciser que c'est d'un vote de tous les membres et non d'une désignation par le maire, que la présidence de ce groupe de travail devrait être démocratiquement issue.

Position du MRAP : Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Le comité local « Limoges Haute Vienne » du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) tient à affirmer son indignation devant la mise en avant par le Maire de Limoges de ce parti, plusieurs fois condamné pour racisme. Rappelons que ce parti qui refuse de se dire héritier de l’idéologie qui a produit l’hécatombe de la seconde guerre mondiale stigmatise dans ses discours toutes les minorités, étrangers, homos...et plus généralement ceux et celles qui ne pensent pas comme lui, syndicalistes, militants des droits de l'homme... Il s’agit en fait d’une perspective porteuse des pires dangers pour la démocratie, donnant les pleins pouvoirs à un « guide », comme cela se passe aujourd'hui en Hongrie.
A l’instar de ce qu’il se produit dans d’autres municipalités détenues par le Front National une telle décision risque de se traduire par le musellement du MRAP et de toutes les organisations de défense des droits de l’Homme.
Compte tenu des risques représentés pour la vie associative de Limoges et particulièrement pour la lutte contre le racisme, le MRAP demande solennellement à son Maire de retirer la responsabilité de la commission de surveillance des associations au groupe du Front National dont l’action est construite sur le principe de la “préférence nationale”. Le MRAP assure en tout état de cause qu’il continuera d’agir pour l’égalité de toutes les personnes présentes sur son sol, Français et étrangers, blancs et noirs, juifs et arabes, hommes et femmes…

Réponse du FN /RBM
C'est avec amertume que nous avons pris connaissance des trois réactions suscitées par un des sujets discuté dans la dernière réunion du Conseil Municipal de Limoges. 
L'idée que les activités de ces Associations pourraient être regardées de plus près, horrifie certaines organisations politiques ou (très) politisées locales.
Des réactions ont été publiées sur le site de France3 Limousin. 
On y a droit à des phrases qui montrent que le ridicule ne tue pas. Par exemple, le Groupe « Socialiste Écologiste Personnalités et gauche Progressiste » (on lit et relit avec beaucoup de délice cette dénomination plus qu'absurde) affirme que, au nom de son « attachement au monde associatif », il préfère ne pas prendre part à cette action de vérification. 
Curieuse dialectique !

Ensuite, une des associations, chauffée, introduit dans son texte... la Hongrie. Et pourquoi pas les régions autour du lac Titicaca ou du fleuve Limpopo ? On se demande pourquoi la Hongrie a droit à un tel traitement de faveur et le Popocatepetl (sujet d'un twist célèbre dans les années 60) où le Prut (qui sépare la Roumaine de la Moldavie) non ? Qu'est-ce qu'elle à faire la Hongrie avec les Associations limougeaudes subventionnées ?
Et pour finir, on y a droit à un début de procès d'intention révélateur de l'état d'esprit de l'ancienne majorité municipale qui proteste aujourd'hui mais qui devrait assumer sereinement cette opération de vérification car – nous n'en doutons une seconde – tout a été fait dans les règles et conforme à la loi lorsque, sous le « règne » Rodet (ou avant), les associations à vérifier ont vu le jour.

L'attitude du PS, pour se cantonner seulement dans le territoire politique, blesse la démocratie. D'où notre amertume.

La victoire de la droite et la percée du FN/RBM lors des dernières élections municipales n'ont pas été encore digérées par le PS « rodetien » et par ses alliés politiques ou politisés.

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