La foule de retour à Limoges pour la fête de la musique

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Après deux ans de mise en sourdine, le rendez-vous a renoué avec un beau succès, sous un ciel bienveillant qui a attendu que tout le monde soit couché pour arroser les vestiges de la soirée.

Dès la fin d’après-midi, les rues du centre-ville commencent à résonner au son des cuivres de l’harmonie municipale ou de DJs impatients. 

Puis les groupes de rock entrent en scène, la Batucada débute sa déambulation sonore, au milieu d'une foule où toutes les générations se mêlent, réunies pour cette première soirée d’été musicale où ne résonnent que des tonnerres d’applaudissements.

Stylé

La routine pour les habitants de Limoges, une découverte étonnante pour les autres... 

Olivier, un musicien canadien, vivait ici sa première fête de la musique : "Moi, je trouve ça très stylé comme ambiance. Au Canada, c’est de petite envergure… C’est pas dans tous les pays comme en France !"

Une batterie et des gars qui jouent un peu fort

Un événement aussi pour les musiciens amateurs, plus ou moins habitués à l’exercice, et qui n’ont pas très souvent l’occasion de se produire dans leur ville. 

Ludo Avon, chanteur du groupe One Shot, témoigne entre deux prestations, tout transpirant : "C’est une opportunité de jouer à Limoges, où il n’y a plus beaucoup de lieux qui accueillent de la musique live avec une batterie et des gars qui jouent un peu fort."

Une croix cochée tous les ans

L’ambiance et chaude, et les bars ne désemplissent pas. La fête de la musique, c’est aussi l’occasion pour eux de lancer la saison estivale. 

Laurent Denis, gérant du Pub l’Irlandais, organise avec ses collègues de la rue Haute-Cité un plateau toujours très fréquenté : "Le 21 juin, dans le calendrier, c’est une croix qui est cochée tous les ans. C’est beaucoup de travail en amont, mais on en retire un bénéfice financier, et pour l’ambiance, pour nos clients qui sont là toute l’année."

Bon timing

Fin de soirée, on rentre les tables des bistrots, on remballe les guitares et les amplis pour les ramener dans les locaux de répétition. 

La pluie attend que les rues se vident pour commencer à tomber. "On a eu de la chance !", sourit un patron de bar. Timing parfait pour une fête populaire, simple et humaine, qui visiblement avait beaucoup manqué.