L'épreuve de philosophie a débuté ce mercredi 14 juin à 8 heures précise pour les 6 781 candidats du Limousin. Autrefois point de départ des épreuves écrites, elle vient désormais clore l'année des lycéens. L'ambiance était plutôt détendue ce matin à Limoges.

7h20, devant le lycée Léonard Limosin, des petits groupes se sont formés. L'ambiance est tendue, mais sans plus. Les conversations vont bon train et sont plutôt décontractées. Ils sont 261 à passer l'épreuve ce mercredi matin. Casquette et cheveux longs, Etienne donne une impression de sérénité. 

"Ça va, pas trop stressé, c'est important, mais ça va. On se sent impliqué.", confie-t-il avec un peu d'auto-persuasion, "mais il y a beaucoup moins de stress que pour les épreuves de spécialité"

Moins de stress qu'en mars

Moins de stress qu'au mois de mars pour les épreuves de spécialité, pour lesquelles les coefficients sont beaucoup plus élevés. C'est le ressenti principalement partagé par les lycéens rencontrés ce matin. 

"Comme on a passé les épreuves de spé, on est soit un peu confort pour certains, soit un peu moins pour d'autres. Je vais quand même tout donner pour aller chercher une mention. Ça va le faire. On a surtout le stress pour les épreuves de spé, une fois qu'elles sont passées, la motivation retombe un peu.", abonde Carl.

"Philo, c'est un peu bête, mais je suis moins stressée, c'est moins important pour moi que les spé et le grand oral. Là, j'ai mon bac assuré, mais il ne faudrait pas que j'ai des mauvaises notes. Il faut quand même travailler un petit peu.", explique Elvire. 

Sans le mauvais stress, plus facile de se concentrer. Les copies pourraient donc être meilleures. 

"Sachant qu'on a fini les cours, le fait que le bac philo soit si tard dans l'année, c'est assez compliqué, on a du mal à percevoir l'enjeu.", confie Julia. Compliqué de se remobiliser alors que depuis le 9 juin, un avant-goût de grandes vacances règne. 

Cette épreuve redoutée, autrefois la première de l'écrit au début du mois de juin, est désormais l'avant-dernière. Tout s'est en fait déjà joué au mois de mars lors des épreuves de spécialité, voir depuis la 1ère avec le contrôle continu. La plupart des lycéens rencontrés ce matin savaient donc déjà s'ils avaient ou non le bac. 

Retour sur la matinée

7h30, les grilles de l'établissement ouvrent. Le proviseur, Olivier Guimbaud et les surveillants accueillent les élèves. Ils se dirigent au premier étage du bâtiment et tâtonnent un peu avant de trouver chacun leur place. L'ambiance s'électrise. Le silence s'installe petit à petit. Une candidate livide a oublié sa carte d'identité. Elle est prise en charge par l'équipe et rassurée. 

7h50, les retardataires arrivent au compte-goutte. Certains ont vraiment eu un problème. Pour d'autres, c'est une spécialité et cela se sent à leur démarche nonchalante. 

"C'était une demi-heure avant, le rendez-vous, s'agace le proviseur adjoint. Allez les enfants, on se presse un peu !"

"Lui, j'étais sûre qu'il ne serait pas là à l'heure, pari gagné !", s'exclame une surveillante. Avec ses collègues, ils avaient lancé des pronostics. 

À côté, le proviseur rentre dans une classe. "Montrez-moi tous vos poignets, je veux voir vos avant-bras, retroussez vos manches ?" Ultime vérification au cas où il y aurait des antisèches collées ou écrites ? Pas du tout, réflexe de vieux. Il s'agit de voir si toutes les montres connectées ont été retirées… 

7h55, le proviseur et son adjoint foncent ouvrir le coffre dans lequel sont stockées les enveloppes contenant les sujets. L'accueil de la rectrice et des journalistes a légèrement grippé un déroulé très minuté. Il faut rattraper le retard. Ventre à terre, les deux hommes se répartissent dans les deux ailes du bâtiment. Un paquet de sujet par salle. Les portes claquent. Attention à ne pas de donner un malencontreux coup de caméra sur l'intitulé des sujets. Ils doivent rester secrets, au moins jusqu'à 9h

7h58 Ouf, tout est en place. En sueur, le proviseur peut souffler. Il semble presque plus stressé que les candidats. "Du stress ? Non, il y a plutôt de la joie. C'est une conclusion d'une année de philosophie et de trois ans de travail pour nos lycéens, c'est donc plutôt la joie qui l'emporte". 

Deux minutes s'écoulent rapidement, la sonnerie retentit, l'épreuve peut commencer. C'est parti pour quatre heures. Les sujets de la voie générale : Le bonheur est-il affaire de raison ? Vouloir la paix, est-ce vouloir la justice ? ou le commentaire d'un texte de Claude Levi-Strauss.

Pour la voie technologique : L’art nous apprend-il quelque chose ? Transformer la nature, est-ce gagner en liberté ? ou le commentaire d'un texte d'Adam Smith.

À l'issue de cette épreuve, il n'y aura plus qu'à passer le grand oral la semaine prochaine. Résultats attendus le 4 juillet. 

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