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Malaise des maires de Haute-Vienne

Thierry Muzette, maire de Saint Anne Saint Priest, devra emprunter pour financer le tracteur de sa commune. / © France 3 Limousin
Thierry Muzette, maire de Saint Anne Saint Priest, devra emprunter pour financer le tracteur de sa commune. / © France 3 Limousin

Dans un contexte tendu autour de la réforme de la taxe d'habitation, les maires de Haute-Vienne étaient réunis ce samedi 13 octobre en Assemblée Générale. La fiscalité locale s’est retrouvée sans surprise au cœur des débats.
 

Par François Clapeau

Les sujets développés ont été nombreux et variés : transport du bois, prolifération des frelons asiatiques, développement du numérique, passage de Limoges en communauté urbaine…

Mais au fond, une thématique revient toujours : la fiscalité locale et les difficultés pour les élus de boucler leurs budgets après plusieurs années de baisse des dotations de l’Etat.

 

« Balance ton maire »

 
Un malaise amplifié par la polémique sur la taxe d’habitation et l’apparition ces derniers jours du mouvement "balance ton maire", qui vise à dénoncer sur les réseaux sociaux les maires qui profiteraient de la baisse de la taxe d'habitation pour augmenter leurs impôts locaux.

Pour la présidente de l’association des maires de Haute-Vienne Isabelle Briquet, c’est tout simplement "dégoutant" et c’est un manque de respect pour les maires et la fiscalité locale, "indispensable aux crèches, aux écoles, aux maisons de retraite".

 

Problèmes concrèts


Intervention remarquée, celle du maire de Saint-Anne-Saint-Priest qui ne peut même plus acheter un nouveau tracteur pour sa commune, outil pourtant indispensable au quotidien : "Y a-t-il encore une place en France pour la ruralité et pour nos communes ?"

La députée LREM Marie-Ange Magne tente de le rassurer au sujet de la suppression de la taxe sur les pylônes électriques, qui n’aura pas lieu, et sur un projet de réforme de la fiscalité locale prévu pour 2019. Mais l’inquiétude demeure.

 

Le Préfet interpellé


Les parlementaires présents écoutent, et à la tribune, le préfet défend son action : "Il y a une constance dans la préservation des outils à destination des collectivités territoriales, et même si vous ne souhaitez pas l’entendre, je vous le dis."

L'ambiance reste courtoise, mais les divergences sont sérieuses.
Dans ce contexte, du côté des maires, la crainte à court terme, c'est maintenant une chute des vocations.
 

 

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